Rais M’Bolhi confirme le malaise en sélection

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Battue samedi dernier à Lusaka (3-1), la sélection algérienne n’a pu relever la tête, elle qui s’est de nouveau inclinée face au même adversaire (1-0), avant-hier soir au stade Hamlaoui de Constantine. Un revers inattendu à domicile qui résume bien la situation catastrophique dans laquelle se trouve actuellement l’EN. Une élimination indigne de la course au Mondial 2018, mais surtout un manque d’investissement criant des joueurs. On est loin de l’épopée de 2014, ni celle de 2010. A l’issue de cette partie, Raïs Mbolhi, en capitaine courageux, s’est présenté en conférence de presse et n’a pas hésité à lâcher quelques vérités et surtout à condamner l’attitude de certains de ses coéquipiers. Le portier des Verts a confirmé le malaise qu’il y a en ce moment au sein de la sélection, en affirmant que cette «génération ne joue plus avec un esprit de combattant, contrairement à celle de 2010». Si on comprend bien, les joueurs ne se donnent plus à fond et n’ont plus cette hargne comme avant pour aller au bout et atteindre les objectifs assignés. Ajouté à cela, le laisser-aller existant depuis quelque temps au sein de l’EN, avec la succession de sélectionneurs, qui n’arrivent plus à mettre en place une véritable discipline, cela a affaibli complètement le rendement de l’équipe, et les résultats sont là désormais.
Des propos qui ont agacé certains de ses coéquipiers
D’après nos informations, les propos tenus par Mbolhi à l’issue de cette rencontre face à la Zambie ont surpris certains joueurs (d’habituels titulaires), qui ne s’attendaient pas à ce que Raïs se lâche ainsi et tire aussi ouvertement sur ses coéquipiers dans la presse. Cela n’a pas manqué de les agacer, eux qui estiment qu’il aurait pu faire preuve de retenue dans ses déclarations afin d’éviter d’envenimer la situation.
«Ces joueurs n’ont plus faim !»
Ce qu’il faut savoir, c’est qu’il n’y a pas que Mbolhi qui pense ainsi et qui estime que cette génération manque de hargne et de détermination. Une personne proche de la sélection qui n’a pas souhaité s’afficher publiquement, nous a assuré, elle aussi, que « ces joueurs qui composent la sélection actuellement n’ont plus faim et ont d’autres objectifs que de briller avec l’EN. Le fait d’avoir atteint à deux reprises, pour certains, la phase finale d’une Coupe du monde, les a rassasiés». Voilà qui expliquerait le rendement de certains cadres, qui s’illustrent chaque week-end sur les terrains européens avec leurs clubs respectifs, mais qui, arrivés en sélection, paraissent comme littéralement dépassés par les événements.
Des changements de fond sont nécessaires
Désormais, l’EN doit se tourner vers l’avenir, mais devra d’abord, comme l’a souligné aussi Mbolhi, faire le constat de ce qui n’a pas marché, prendre les bonnes décisions, avant d’aller de l’avant. Au vu de tout ce qui se dit, de l’état d’esprit négatif au sein du groupe, on est tenté de se poser la question de savoir si des changements de fond ne sont pas nécessaires pour remettre de l’ordre dans la sélection et insuffler ainsi un nouveau souffle, qui, espérons-le portera ses fruits dès la CAN 2019. Ce qui est certain, c’est que Zetchi devra assumer ses responsabilités et prendre des décisions dans les jours à venir.


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