BF: Zetchi: « Je me suis trompé sur Alcaraz »

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«Je suis convaincu par le CV d’Alcaraz, mais pas par son parcours et son travail réalisé jusque là en équipe nationale». Ce sont là, les propos du président de la fédération algérienne de football en fin de semaine dernière. Quelques jours après, plus précisément, dimanche passé, l’homme va faire son mea culpa devant ses pairs du bureau fédéral, au cours de la réunion mensuelle de cette instance.

Zetchi s’est donc rendu compte qu’il s’était trompé de choix, lui, qui quelques semaines après son plébiscite à la tête de la FAF, s’était empressé à mener seul les négociations pour engager un nouvel entraîneur national. Il avait opté en fin mars dernier pour le technicien espagnol, Lucas Alcaraz, un coach qui venait à l’époque d’être limogé de la barre technique de Granada, après ses résultats catastrophiques qui vont envoyer le club andalou, quelques semaines après, à la Liga deux espagnole.

À l’époque aussi, le choix de Zetchi n’avait pas fait l’unanimité, y compris au sein du bureau fédéral. Le temps a d’ailleurs donné raison aux opposants du driver ibérique en se référant aux résultats qu’il a enregistré aussi bien avec la sélection première que celle des joueurs locaux.

En avouant s’être trompé de choix, le boss de la FAF semble aussi avoir lâché du lest devant la pression exercée sur lui par le ministre de la jeunesse et des sports, El Hadi Ould Ali, celui là même qui était pour beaucoup dans l’intronisation de l’ex-président du PAC aux commandes du football algérien.

En effet, Ould Ali a dernièrement invité carrément Zetchi à se débarrasser d’Alcaraz. “Je ne peux pas demander des comptes à Zetchi au bout de six mois de gestion, mais quand on se trompe de sélectionneur national ou de directeur technique national, il faut savoir rectifier le tir”, avait-il dit dans une allusion claire à Lucas Alcaraz.

En fait, les pouvoirs publics réclament le recrutement d’un entraîneur de haut standing pour aider l’EN à retrouver son niveau en perspective de la CAN 2019, histoire de faire oublier l’élimination du Mondial 2018. Depuis dimanche dernier, soit depuis la réunion du bureau fédéral, le processus du limogeage d’Alcaraz a été enclenché, de l’avis de tout le monde.

Cependant, il subsiste un gros problème : l’indemnisation d’Alcaraz qui ne veut pas entendre parler d’une séparation à l’amiable. Alcaraz a contacté la Fédération internationale de football (FIFA) en lui envoyant une copie de son contrat signé il y a quelques mois avec la Fédération algérienne de football, avec l’objectif de la CAN 2019. Il réclame le payement intégral de ces indemnités, soit un montant de plus de 20 milliards de centimes, d’où la nécessité de trouver un compromis au mois de novembre prochain.

DZCOMPETITION.COM


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