Rendre les locaux majoritaires, le pari du nouveau staff de l’EN

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Ce n’est un secret pour personne : le nouvel entraîneur de la sélection algérienne, Rabah Madjer, a toujours été un fervent partisan de l’option locale en équipe nationale. Il a tout le temps d’ailleurs défendu les joueurs du cru, appelant les différents entraîneurs qui se sont succédé à la barre technique des Verts à ne pas marginaliser les sociétaires du championnat national.

A présent que Madjer a repris les commandes techniques des Fennecs, ils sont nombreux les joueurs des clubs algériens à se frotter les mains. Ils pensent tout simplement qu’avec l’arrivée du champion d’Europe avec le FC Porto en 1987, l’heure de la gloire a sonné.
Seulement, et si on se réfère à la conférence de presse donnée jeudi passé par Madjer et ses deux assistants, Meziane Ighil et Djamel Menad, les locaux vont certainement déchanter.

En effet, selon les dires de Madjer lui-même, il ne devrait pas y avoir beaucoup de changements dans la composante de l’équipe nationale. Mieux, il compte repêcher le trio professionnel écarté par son prédécesseur, Lucas Alcaraz, en l’occurrence Mahrez-Slimani-Bentaleb.

Cette thèse a été confortée d’ailleurs par l’entraîneur assistant, Djamel Menad. Ce dernier s’est voulu des plus clairs en évoquant le sujet.

«Moi, j’ai toujours dit qu’à l’heure actuelle, il nous sera très difficile de miser sur les joueurs locaux. Le temps m’a d’ailleurs donné raison, si l’on se réfère à la dernière double confrontation entre la sélection A’ et son homologue libyenne, dans le cadre des éliminatoires du championnat d’Afrique des joueurs locaux, un rendez-vous ayant tourné en faveur des Libyens, aussi bien à l’aller qu’au retour, ce qui renseigne on ne peut mieux du niveau limité des joueurs du cru, dont les meilleurs peuvent postuler seulement à un statut de doublure en équipe nationale pas plus», a déploré Menad.

Ce constat amer du buteur de la CAN-1990 semble être partagé par Madjeret Ighil. «Nous avons discuté du sujet tous les trois, et notre objectif est de renverser la tendance, étant donné qu’actuellement l’équipe nationale est composé d’environ 70% de joueurs évoluant à l’étranger, contre 30% seulement qui jouent en Algérie. Ce ne sera pas une chose aisée, mais nous allons travailler de sorte que la balance penchera à l’avenir en faveur des sociétaires de notre championnat», a encore expliqué Menad.

Une chose est sûre : pour y arriver, il faudra l’implication de tout le monde. On pense en particulier aux clubs qui devront jouer le jeu. Mais Menad, qui semble séduit par le modèle égyptien, nourrit déjà des appréhensions à ce sujet. «On aimerait bien travailler à plein temps avec les joueurs locaux, en leur organisant des stages réguliers, mais force est de constater que nos clubs refusent de nous libérer leurs joueurs pour des regroupements à répétition», a-t-il regretté.


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