EN: Le public Algérien supportera-t-il l’équipe de Madjer?

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Le public, cet … atout à double tranchant
L’entendront-ils de cette oreille en bravant dame nature (des pluies sont attendues durant toute la journée et la nuit de ce jeudi, jour du match) en répondant présents et en masse ? Et, au-delà des éléments naturels, le public algérien, qu’on sait exigeant, peut-il croire vraiment qu’on leur a rendu le sourire face aux «Super Eagles» nigérians que les «Verts», toujours dans leurs petits souliers malgré les changements opérés et au niveau des instances dirigeantes avec l’élection d’un nouveau président de fédération (Zetchi, qui peine à trouver ses marques, vient à peine de boucler sa première année de règne avec un bilan mitigé, pour ne pas dire proche du négatif, l’intéressé lui-même reconnaissant que l’entame de mandat a été des plus difficiles) et la désignation tellement controversée (Madjer notamment, sortant d’une longue hibernation, éprouve du mal à convaincre sur ses qualités et capacités à redonner vie à une sélection particulièrement marquée par les graves dissensions minant, à tous les niveaux, le football algérien en général) d’un nouveau staff technique national héritant de la lourde responsabilité de remettre Mahrez et consorts à leur véritable place parmi les cadors du continent ? Seront-ils nombreux à réchauffer les travées d’une enceinte qui ne vit plus que par les affiches et autres derbies algérois où elle fait recette ? Toute la question est là.

Combien seront-ils ? Sûrement, et on peut le parier, pas très nombreux. Peut-être quelques inconditionnels perdus dans l’immensité du «5 juillet» et qui croient en la résurrection. La Tanzanie comme première étape ou début d’un long processus? Si le mauvais temps pèsera, à n’en pas douter, lourd dans la décision des fans de troquer ou non leurs pantoufles contre la véritable aventure qui les attend (notamment ceux qui ne disposant pas de moyens de transports sans parler de l’absence totale de commodités qu’offre le «temple», surtout par soirées pluvieuses et froides), le standing (plus que modeste, pour ne pas dire faible) du sparring-partner du jour, ajoutés à la déception qui a suivi l’élimination de la prochaine Coupe du monde seront autant de raisons pour nous offrir des gradins plus que dégarnis. Total désintérêt et une équipe en quête de réhabilitation. Un mal pour un bien pour un Madjer qui se présentera, lui et ses joueurs, débarrassés de toute pression ? Une simple corvée aussi pour des «Fennecs» dans l’obligation de marquer leur présence. Une présence seulement en attendant des jours meilleurs et une météo clémente pas seulement en scrutant des cieux pour l’instant plus que défavorables.

CrédibilitéOn craint (on croise les doigts) que cet Algérie- Tanzanie, loin de mobiliser les foules, ne vire pas à un mauvais remake du fameux Algérie-RCA marqué par un spectacle aussi faible qu’indigeste avant qu’un autre match, celui-là en salle de conférences, ne tourne au vinaigre, le nouveau sélectionneur, en panne d’arguments techniques, préférant contre toute attente, régler ses comptes avec ce qu’il appellera «une certaine presse». Certainement qu’il était hors jeu lui et son équipe, ce qui explique peut-être qu’il choisisse d’autres canaux où il est à son avantage, pour imposer sa «philosophie» du football. Croisons les doigts donc et laissons-le (ce n’est pas ce que disent certains de ses joueurs) travailler. Algérie- Tanzanie. Un test pour rien alors? Un non-évènement? On verra un peu mieux peut-être ce soir…


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