CDM 2030: Le Maroc préfère s’allier avec l’Espagne et le Portugal ?

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Après la déception de la coupe du monde 2016, l’idée pour le Maroc de présenter une candidature maghrébine s’éloigne de plus en plus. Une nouvelle option se présente désormais pour le Maroc, il s’agit de proposer une candidature avec des pays de remoms, proche du Royaume et c’est le cas avec l’Espagne et le Portugal.

La manière dont le Mondial russe est organisé a placé la barre très haut en matière d’infrastructure et de développement économique. Le foot de haut niveau, le Mondial tous les quatre ans, sont devenus les plus grands spectacles de la planète. Les enjeux consistent désormais à assurer la meilleure édition possible, la plus professionnelle, la plus fluide. Et celle qui rapporte le maximum à la FIFA.

La FIFA a pour objectif de promouvoir le football sur la planète. Le Mondial organisé tous les 4 ans lui apporte 90% de ses ressources. Le processus de candidature pour 2026, avec ses différentes péripéties, a installé les trois vérités suivantes:

– Le poids financier d’une édition, ce qu’elle peut rapporter à la FIFA pèsera dorénavant très lourd dans le choix final. Idem pour la qualité des infrastructures (stades, aéroports, routes, transports, télécommunications, hôtels…).

– L’administration de la FIFA, son conseil, sa présidence, exercent une influence considérable sur le vote.

– Les candidatures conjointes auront à l’avenir plus de poids que les candidatures individuelles.

L’organisation d’une coupe du monde sera de plus en plus réservée à des pays puissants sur le plan économique. Et il faut reconnaître que sans un minimum de puissance économique et financière, d’infrastructures, organiser une coupe du monde avec le niveau d’exigence actuel, comporte une importante part de risque.

Le Maroc présentera sa candidature pour 2030. Mais au vu des exigences ci-dessus, son intérêt consiste à l’organiser conjointement avec l’Espagne et/ou le Portugal, qu’avec l’Algérie et/ou la Tunisie. Il ne s’agit pas d’affect ou d’émotivité. Mais plutôt de pragmatisme. Une proposition conjointe avec les pays du Maghreb est séduisante, mais elle n’a aucune chance d’aboutir, car le monde du football a changé.

Déjà, pour 2030, les places seront chères. L’édition sera emblématique, car ce sera celle du centenaire de cet événement.

Les procédures de candidature et de sélection ne sont pas encore fixées. En attendant, le premier pays qui a manifesté son intérêt est l’Uruguay, car c’est dans ce pays qu’avait eu lieu en 1930, la première coupe du monde, remportée par le pays hôte. Des informations parfois contradictoires circulent au sujet d’une candidature commune avec l’Argentine et le Paraguay.

Le deuxième candidat sérieux sera l’Angleterre. Ce pays qui a remporté le trophée en 1966, était candidat pour le Mondial 2018. La FIFA lui a préféré la Russie. Tout indique qu’il sera candidat pour 2030.

Comme toujours, il y aura des ballons d’essai et des spéculations. Pour le moment, les hypothèses à prendre au sérieux sont celles-ci: Uruguay (avec ou sans Argentine et Paraguay), Angleterre et Maroc (de préférence avec Espagne et/ou Portugal). Le cas de la Chine est particulier. Ce pays est tenté d’organiser l’événement, mais les déclarations de ses dirigeants sont contradictoires et si une forme de rotation des candidatures est maintenue, il est probable que l’Asie n’aura pas le droit d’être candidate pour 2030.

Notons que les ministres espagnols de l’Intérieur et des affaires étrangères sont actuellement en visite au Maroc. Selon nos informations, il n’est pas exclu que le sujet d’une candidature conjointe pour l’organisation du Mondial 2030 soit abordée avec les officiels marocains.

 

 


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