Le match Gambie-Algérie avait-il le droit de se jouer?

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Il est loin le temps où un arbitre international en Afrique accepte de diriger un match au moment où des milliers de supporters occupent les alentours du terrain de jeu.

Sans remettre en cause l’arbitrage de l’élégant Tunisien et ses excellents collaborateurs, il n’en demeure pas moins que beaucoup d’arbitres de par le monde auraient mal apprécié le «statut» passif de Srairi devant la parodie qui s’est passée en Gambie en cette deuxième journée du groupe D qualificative à la CAN -2019.

Désolant spectacle et avec 1 heure et demie (90’) de retard après l’heure prévue du coup d’envoi. Il est vrai que les nouveaux textes de la FIFA et de la CAF en matière d’organisation des rencontres officielles sous leurs juridictions de sécurité dépendent de la responsabilité de «commissaires de sécurité» dûment désigné pour s’enquérir des conditions dans lesquelles se sont préparées avant, pendant et après lesdites compétitions.

Il leur est demandé de tout mettre en œuvre pour la bonne sécurité de tous ceux dans et en dehors de l’enceinte de stade où se joue ladite rencontre. Même s’il n’a pas d’autorité dans l’organisation de la rencontre, il a accepté de diriger un match officiel de la CAF en présence de personnes étrangères au match et non inscrites sur la feuille de match. L’arbitre tunisien n’a pas influé négativement sur le cours de cette rencontre capitale pour les deux équipes.

Du côté des Algériens, on peut évoquer la (dé)concentration des joueurs et leur insécurité qui ont entouré ce match. On a entendu plusieurs fois des coups de sifflet à partir des tribunes. Il n’a pas jugé utile d’attirer l’attention des joueurs sur le terrain. Sinon, sur sa prestation technico-psycho-tactique, il a été comme à sa habitude : juste dans l’appréciation, bon sur sa capacité physique, ayant une course et une gestuelle élégantes ; il a été autoritaire sur le terrain, calme et ferme.

EL WATAN


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