Badou Zaki escroque le football Algérien

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C’est un véritable scandale interne qui secoue le club oranais qui ne souhaite pas faire de vague sur cet épisode honteux pour le président Ahmed Belhadj dit « Baba ». Roi de la mauvaise gestion, ce dernier s’est fait littéralement avoir comme un amateur par le célèbre entraineur marocain Badou Zaki qui a empoché 4 mois de salaire, à la signature de son contrat, avant de fuir au Maroc peu après le début du championnat. Indigne d’une légende du football marocain.

La direction du MC Oran, annonce qu’un accord a enfin été trouvé entre le président du club, Ahmed Belhadj, et l’agent de l’entraineur marocain Badou Zaki pour résilier à l’amiable le contrat de ce dernier, indispensable pour l’engagement d’un nouvel entraineur auprès de la LFP.

Absent depuis près de deux mois, après son départ surprenant chez lui au Maroc, Badou Zaki n’a ni démissionné ni résilié son contrat. Cette situation a gêné la direction du MCO qui a saisi, il y a plusieurs semaines, la chambre de résolution des litiges (CRL) pour dénoncer un abandon de poste de l’ancien sélectionneur des Lions de l’Atlas qui a laissé une équipe à la dérive dirigée depuis plus d’un mois par un staff technique intérimaire composé du préparateur physique, Bekadja et de l’entraineur de l’équipe réserve, Kinane.

Recruté en grande pompe cet été, le Marocain s’était mis d’accord avec le président Baba pour un contrat d’une saison avec un salaire mensuel juteux de 4 millions DA (près de 20 000 euros par mois au change parallèle). Après avoir empoché 4 mensualités à l’avance (soit la bagatelle de 80 000 euros), le technicien marocain s’est vu attribué une carte blanche pour le mercato estival et le stage de préparation d’avant saison. Pour bâtir une « dream team », l’ex-international marocain a exigé le retour de son ancien joueur au CR Belouizdad, le meneur de jeu Feham Bouazza, converti le temps d’un été en directeur sportif pour recruter à tout va les joueurs réclamés par Zaki, à savoir Bouchar, Aït Ouamer, Ziri Hammar, Boudebouda, etc.

Zaki refuse de restituer ses salaires empochés à l’avance

Non content d’avoir remodelé une équipe à sa convenance avec un chamboulement complet de l’effectif, le technicien marocain s’est également vu attribué par son président une somme astronomique pour organiser le stage d’intersaison de deux semaines en Turquie. De sources proches du club d’El Hamri, le président Baba, connu à Oran comme étant le gérant du célèbre cabaret « Mezghena » sur la corniche, a dépensé près d’un milliard de centimes (50 000 euros) pour assurer un stage à l’étranger qui a finalement tourné au fiasco avec des matchs amicaux d’un niveau pittoresque.

Alors que la nouvelle saison s’annonçait prometteuse après un précédent exercice réussi (4ème place), l’entame du championnat a très vite tourné au vinaigre pour le club oranais. Sous pression et contesté par son vestiaire après une phase de préparation ratée, Badou Zaki a pris la poudre d’escampette dès la 4ème journée après un bilan famélique de 2 points engrangés (2 nuls à domicile contre des promus et 2 défaites cinglantes chez les voisins de la Saoura et de Bel Abbès). Rentré au Maroc pour des « raisons familiales », Badou Zaki, qui a donc empoché ses salaires à l’avance, a alors envoyé à sa direction des arrêts maladies fictifs pour justifier son absence et refuser de rembourser la somme d’argent qu’il a indûment encaissé.

la gazette du fennec


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