Michel Dussuyer fait des nouvelles révélations sur le match Algérie-Bénin

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L’entraîneur du Bénin, le Français Michel Dussuyer est revenu sur la dernière victoire de son équipe face aux Verts. Pour lui, ça n’a pas été facile, mais il assure que son équipe a fait le nécessaire pour l’emporter. Il donne quelques infos croustillantes, notamment lors du match aller, et parle des chances de son équipe pour assurer la qualification. Morceaux choisis.

On peut dire que le Bénin a réussi une grosse performance en faisant tomber les Verts qui étaient bien supérieurs sur le papier, surtout que les Ecureuils n’avaient jamais auparavant battu l’Algérie. Cependant, Michel Dussuyer a réussi à offrir à son équipe une première victoire face aux Fennecs et cela fait qu’ils restent à l’affût et partagent la première place avec les hommes de Djamel Belmadi. D’ailleurs, le coach béninois revient sur cette victoire, notamment au coup de sifflet final : «C’est toujours pareil, quand on gagne 1-0 contre une équipe potentiellement supérieure. On est très fiers et heureux d’avoir fait cette performance. Après, c’est vrai qu’il y a eu beaucoup de tensions en seconde période parce qu’il y a eu cet arbitrage discutable qui a fait monter la tension d’un cran. Il y a avait une telle énergie dans ce stade. Ce n’était pas un calvaire. Franchement, j’avais confiance en mes joueurs. Ce qu’ils étaient capables de faire. Sans arrêt, il faut les replacer, les booster, les encourager, ne pas laisser d’espace à cette équipe. Protéger notre acquis. Je n’étais pas tremblant. Il y avait de l’énergie. Je ne vais pas dire qu’ils ne pouvaient rien nous arriver, mais c’était un peu le sentiment que j’avais. En fait, je sais que ce groupe a de la valeur des vertus morales, prêt à se battre sur le terrain. Ils l’ont largement démontré. Je sais que quand les Béninois sont en confiance et qu’ils en croient en leur équipe, ils sont prêts à pousser. Je connais le public. Je n’ai pas été réellement surpris. J’étais enthousiasmé par la volonté et le courage des uns et des autres.»

«On était en difficulté, on avait besoin de notre public»

Lorsque son équipe s’est retrouvée à 10, l’entraîneur français a demandé l’aide du public et s’explique : «Oui ! Quand on s’est retrouvés à dix, j’ai demandé le soutien parce que c’est difficile pour les joueurs. A ce moment-là, le public permet aux joueurs de se sublimer, de faire encore plus d’efforts, de ne pas lâcher, de continuer à courir, se replacer même s’ils sont fatigués. Parce qu’il y a un engouement. On était en difficulté et on perd Stéphane pour un ou plusieurs matches. Je ne sais pas encore. C’est préjudiciable. C’est vrai que le groupe a affiché encore plus un surcroît de solidarité derrière, donc ça c’est positif.

«On n’allait pas faire les fanfarons à Blida»

Interrogé sur le match aller, Michel Dussuyer assure qu’il avait un plan précis, celui d’énerver les Verts et essayer de les pousser à la faute. Cependant, ça n’a pas marché : «Ça dépend du scénario du match. A Blida, on était parti dans un contexte en jouant à l’extérieur sur un bon terrain qui met en valeur les qualités techniques de cette équipe d’Algérie devant son public. Donc, on n’allait pas faire les fanfarons en arrivant. D’abord se rassurer sur le plan défensif et on a bien entamé le match, on ne laissait pas beaucoup d’espaces. L’objectif, c’était de durer, d’énerver un peu les Algériens, d’arriver à sortir, se projeter vite vers l’avant, récupérer de bons ballons. Malheureusement, ça s’est un peu écroulé avec ce but sur corner. Ça a changé un peu la face des choses. Le retour à Cotonou, c’était aussi une configuration où l’Algérie jouait avec un seul attaquant d’axe au départ ; après ils ont changé, mais aussi j’aime jouer avec un milieu de terrain renforcé déjà pour essayer de récupérer le ballon un peu plus haut et puis d’avoir une meilleure maîtrise collective.»

«L’Algérie a l’un des plus beaux effectifs d’Afrique»

Interrogé sur les qualités et similitudes par rapport à ses adversaires, le sélectionneur du Togo assure qu’il y a bel et bien des similitudes, mais n’oublie pas que les Verts sont un brin au-dessus : «Je dirai qu’entre le Togo, la Gambie et le Bénin, il y a beaucoup de similitudes. La qualité de l’effectif, les caractéristiques des joueurs, il y a un peu plus de leader avec la présence d’Emmanuel Adébayor au Togo, Sèssegnon au Bénin, il n’y en a pas encore en Gambie, il y a des joueurs qui jouent à un excellent niveau là-bas. Je pense que c’est assez homogène. Après, on fera une différence avec l’Algérie qui a l’un des effectifs les plus beaux d’Afrique.»

«Il n’y a rien de fait»

En ballottage favorable pour espérer aller chercher une place à la CAN, Dussuyer refuse pour autant de s’enflammer et fait savoir : «Il n’y a rien de fait. On a fait un pas de plus. C’est vrai qu’on est en bonne position. On a notre destin entre nos mains quoi qu’il arrive, ça c’est positif. Bien sûr qu’il reste du chemin. On a deux matches très difficiles à négocier. Parce que ce match en Gambie qui va arriver vite, on  connaît un peu le contexte là-bas. Il y a un bon effectif, de bons joueurs, un terrain qui est difficile. On aura fort à faire, à nous d’afficher un bon état d’esprit. Même si ce n’est pas l’Algérie qu’on va rencontrer, il faut qu’on soit très forts aussi mentalement  pour aller chercher un résultat à Banjul.»

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