Yebda arrête sa carrière de footballeur et reparle de l’arbitrage d’Egypte-Algérie

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Après les réactions égyptiennes, ainsi que celle d’Antar Yahia, un autre joueur algérien sort de son mutisme pour commenter les propos de Rabah Saâdane concernant la CAN 2010 et le fameux match perdu 4-0 contre les Pharaons.

C’est sur Time Sport Emission de Beur FM que le désormais ancien international algérien a réagi, affirmant n’avoir jamais eu vent des allégations de Saâdane, invitant ce dernier à aller au bout de ses révélations qu’il trouve choquantes. «J’ai entendu ces déclaration d’assez loin, j’ai vu sur internet. Si ça me choque ? Oui, quand même, moi, qui étais présent lors de cette CAN 2010, je n’ai rien entendu, le groupe non plus. S’il y avait quelque chose, on l’aurait su, on était proches ; on avait à cœur de se qualifier en finale», a-t-il dit.

«Que Saâdane aille au bout de sa démarche»

«On a joué notre match, on a pris une petite raclée ; on a eu un expulsé en début de match, un 2e plus tard ; on a perdu. Et voilà, on s’est donnés à fond. Je n’ai rien entendu de spécial. Ça me choque, mais peut-être que M. Saâdane a quelque chose à nous dire. S’il a quelque chose à nous dire, qu’il le dise jusqu’au bout, qu’il aille au bout de sa démarche.

«Pour nous, il n’y avait ni rouge ni penalty sur Halliche» 

Yebda rejoint donc Antar et va même plus loin. Il revient sur l’arbitrage douteux de Codjia et essaye de faire le lien avec ces accusations, signe qu’il prend les propos du cheikh au sérieux : «Depuis le mach contre l’Egypte, on disait tous que l’arbitre n’avait pas été très bon, sur le penalty et le carton rouge, sur Rafik Halliche. Pour nous, il n’y avait pas penalty ni carton. On peut donc se poser des questions sur ça après ces déclarations. Saâdane, c’est une très, très bonne personne que je respecte, énormément. Il a entendu des choses, j’aimerais et le groupe veut aussi entendre la suite des déclarations.»

«Même si on me payait, je ne perdrai pas une demi-finale contre l’Egypte, deux mois après une qualif’ au Mondial»

«Après, nous, on n’a rien entendu, on a joué notre match à fond. Même si on me payait et même si on me donnait énormément d’argent, je ne perdrai pas une demi-finale de coupe d’Afrique contre l’Egypte, deux mois après notre qualification en coupe du monde, une demi-finale de la CAN que l’Algérie n’avait toujours pas remportée depuis 1990. Donc, pour nous, ça aurait été une fierté et une chose extraordinaire. L’argent ne peut pas remplacer une CAN, impossible.»

«On était un groupe soudé et on n’a rien senti de louche»

Yebda a-t-il senti quelque chose d’anormal avant la partie ? Le joueur affirme que non : «Pas du tout, on a vécu le match comme tous les autres, on avait un esprit d’équipe extraordinaire ; on était très soudés à cette époque. Je n’ai pas vu de changement le jour du mach ou durant la semaine. C’était une défaite ; on n’aurait pas pu lever le pied étant donné qu’on ne savait rien du tout.

«Saâdane ne pensait pas vraiment ce qu’il disait, c’est mon avis, c’est une erreur de communication»

Yebda se demande pourquoi ces révélations 8 ans après les faits et donne son avis et sa lecture : «Moi aussi, je me pose la même question. Pourquoi après 8 ans, les déclarations ont fait choc dans le monde du foot. Je pense qu’il était en direct à la télé quand il a fait ces déclarations. Je pense qu’il a dû s’emporter un petit peu, il a dû dire des choses qu’il ne pensait pas forcément, qu’il doit regretter actuellement. Des fois, on parle et on dit un peu n’importe quoi, il a fait une erreur de communication.»

«Ses accusations concernant le Mondial 2014, c’est du n’importe quoi»

Saâdane avait aussi remis en cause la qualif’ au Mondial brésilien et a affirmé que la FAF a eu recours au jeu des coulisses pour y aller. Yebda trouve ça aberrant : «Il n’en n’est pas à sa première. Pour ce qui est du Mondial du Brésil, c’est le grand n’importe quoi», a-t-il lancé.

Pour terminer, Yebda a critiqué les conditions dans lesquelles joue l’EN en Afrique ; il garde un mauvais souvenir de 2010 : «L’organisation de la CAN 2010 en Angola est assez moyenne ; l’hôtel n’était pas top ; on était 3 à 4 dans une chambre ; les douches n’étaient pas très propres et, en plus, on nous a fait jouer à 14h, il faisait 45°.

Il a arrêté sa carrière et compte rester dans le monde du foot

Yebda, qui a arrêté sa carrière cette année, semble décidé à continuer dans le même domaine ; il est en pleine période de recyclage. «Je me tourne vers autre chose, pourquoi pas rester dans le monde du football», a-t-il dit.

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