La CAN 2019 au Maroc et celle de 2023 au Cameroun ?

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La CAN 2019 se rapproche du Maroc

Si les préparatifs du Maroc et le Cameroun vont bon train en vue du choc attendu entre les deux nations lors du match de la 5e journée des éliminatoires de la CAN, la bataille entre les deux pays s’embrase dans les coulisses de la CAF dans le cadre du dossier de l’organisation de la CAN 2019. Hier, une mission d’inspection de la CAF est arrivée au Cameroun, il s’agit d’une visite ‘’décisive’’ des inspecteurs de la CAF et des sociétés concernées par l’événement, car, après cela, une décision est attendue et celle-ci pourrait être dure à accepter par le Cameroun et son président tout fraîchement réélu pour un 7e mandat !!!

4e et dernière mission d’inspection hier

«Nous sommes les soldats du président de la CAF, opérationnels sur le terrain. Nous sommes venus constater l’état d’avancement des travaux de construction et de réhabilitation des infrastructures. Via les média et les réseaux sociaux nous savons que les travaux ont considérablement avancé», a déclaré Antony Baffoe, le chef de la délégation composée d’une demi-douzaine de personnes, en mission, la 4e du genre depuis le lancement des travaux de préparation du rendez-vous africain.

La quatrième mission a débuté son déploiement à Yaoundé par le stade de 60 000 places d’Olembé, qui doit accueillir les matchs d’ouverture et de clôture. Elle va se rendre ensuite à Garoua dans le Nord, puis à Bafoussam dans l’Ouest et terminera son périple à Douala dans la région du Littoral le 15 de ce mois.

Considéré comme le site le plus en retard par rapport aux autres lors de la dernière mission en août dernier, Garoua entend cette fois montrer que les choses ont bien évolué, mais cela va-t-il être suffisant ? Pas sûr, d’autant plus qu’un media camerounais a fait des révélations hier qui nous laissent croire que le dossier sera bientôt clos, le Cameroun perdrait alors l’organisation de sa CAN en faveur du Maroc.

2019 aux Marocains, 2023 pour le Cameroun ?

En effet, selon cameroonweb, qui suit assez bien l’évolution du dossier et qui positivait pourtant bien jusqu’ici. «Le Cameroun de Paul Biya n’organisera pas la CAN 2019», le titre est catégorique, net et sans trop de doute pour nos confrères qui se basent sur une rencontre qui aurait regroupé tout récemment Samuel Eto’o la star camerounaise, Ahmad Ahmad le président de la CAF et Infantino le patron de la FIFA, une rencontre sous forme d’un dîner offert à Doha par Eto’o qui a joint son image à celle de son pays dans sa bataille pour l’organisation du tournoi.

C’est au courant de cette rencontre, raconte le site camerounais, que les deux responsables auraient demandé au joueur d’essayer de convaincre les autorités de son pays de réfléchir à un retrait, les 3 parties auraient même songé à une solution à l’amiable, en se basant sur l’idée que le Cameroun accuse trop de retard pour être en mesure de tenir une vraie coupe d’Afrique des nations, CAN, en juin 2019.

Infantino s y met de la partie

«La CAN n’est pas seulement une affaire de terrains. Il y a l’imagine du pays qui organise et qu’on montre aux yeux du monde entier, il y a l’image de l’Afrique qui se développe et il y a le sport comme moteur de fraternisation intercommunautaire», aurait déclaré le président de la FIFA rejoint par Ahmad, Une façon de dire que le Cameroun mise beaucoup sur les stades actuellement, mais pourrait ne pas être prêt dans d’autres domaines nécessaires pour la tenue d’une bonne fête du football.

Ces propos auraient désarçonné Eto’o qui a essayé de convaincre les deux hommes du contraire, mais les arguments des patrons du football mondial et africain étaient trop forts, et dans le cadre de son rôle de médiateur, il aurait été invité à faire passer le message au président camerounais. «Je vais proposer au Président Biya qu’on se retire pour organiser l’édition 2023», aurait confié Samuel Eto’o à Pierre Ismaël Bidoung Mkpatt, ministre des Sports et de l’Education physique du Cameroun, et à Philémon Yang, Premier ministre du Cameroun, le 6 novembre dernier, lors de la cérémonie d’investiture de Paul Biya à un 7e mandat.»

La météo et l’insécurité, les deux grosses menaces

A noter qu’outre les infrastructures routières lamentables du Cameroun, la prévision météorologique est très défavorable pour la plupart des villes au Cameroun pendant la CAN. Raison de plus pour que la CAF et la FIFA exigent plus de garanties sur le bon état des routes pour une meilleure condition de circulation routière entre les villes où se tiendront les entraînements et les matchs.

Aux mois de juin-juillet, dans les villes de Douala, Yaoundé, Bafoussam et Limbe, il y aura de la pluie presque tous les jours, sans oublier les risques sécuritaires au nord-ouest et au sud-ouest du pays, notamment dans la ville de Limbe au point où les organisateurs avaient évoqué un possible transfert des deux poules de Limbe et Bafoussam à Kano et Abuja au Nigeria dans une co-organisation. «Des discussions avaient déjà eu lieu entre le Nigeria et le Cameroun. Mais le Nigeria voulait avoir soit le match d’ouverture soit la finale. Ce qui serait une humiliation pour le Cameroun», a révélé Samuel Éto’o. Négociation qui serait restée secrète jusqu’à présent.

Une co-organisation évoquée

En tout cas la fin semble sérieusement approchée pour le Cameroun et au même temps, au Maroc on se prépare déjà à l’annonce qui devrait se faire ce mois-ci, le royaume chérifien sera dès lors face à un nouveau defi, celui d’organiser la CAN en 7 mois, le pays est doté de toutes les infrastructures nécessaires, Lekjaâ et son équipe n’auront plus qu’à actionner leur plan.

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