Dopage à la cocaine: le championnat Algérien s’enlise dans les scandales sans que la FAF ne bouge

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Le championnat de Ligue 1 est de nouveau frappé de plein fouet par un nouveau scandale lié à la consommation de la cocaïne. Le fait n’est pas inédit mais reste gravissime, provoquant un véritable tollé dans le milieu footballistique algérien, déjà gangrené par la corruption.

Le milieu de terrain du MC Alger Hicham Chérif El-Ouezzani, contrôlé positif à la cocaïne, a écopé de 4 ans de suspension ferme de toutes compétitions ou activités sportives à compter du 30 janvier 2019. Le joueur a été soumis à un contrôle d’antidopage à l’issue du derby face au CR Belouizdad (1-1) disputé le 17 janvier au stade olympique du 5-juillet d’Alger.

Après avoir tergiversé, le fils de l’ancien international algérien Si Tahar Chérif El-Ouezzani, champion d’Afrique avec les Verts en 1990, a fini par reconnaître les faits.
“Le joueur a reconnu les faits relevés à son encontre, et regretté d’avoir consommé ce produit interdit, il a déclaré qu’il n’avait aucune intention du dopage, au moment où il a pris la chicha à la veille du match en compagnie de ses amis, il a affirmé également qu’il n’a pas été conscient que ce produit interdit avait été mélangé au tabac. Il a indiqué qu’il avait cessé de fumer dès qu’il a senti son mauvais goût et il a commencé à tousser”, indiquait la LFP dans un communiqué.
Un Chérif El-Ouezzani peut en cacher un autre, puisque d’autres éventuels “consommateurs” pourraient être dévoilés à l’avenir, tant que le phénomène est en train de prendre des proportions alarmantes.

 

Le silence troublant de la FAF
Devant ce scandale qui ternit davantage l’image du football algérien, la fédération algérienne de football (FAF) a préféré garder le silence. Seul le président de la commission antidopage Djamel Eddine Damardji a tenu à réagir.
L’instance fédérale aurait pu publier un communiqué, une manière de sensibiliser les joueurs sur ce phénomène et les responsabiliser sur les conséquences dévastatrices qui peuvent en découler, notamment pour la suite de leur carrière. Outre le joueur et le club, la FAF a également sa part de responsabilité.
Se contenter uniquement à soumettre des joueurs à des examens antidopage d’usage à l’issue de chaque match est loin de constituer une “arme” efficace pour lutter contre le dopage à la cocaïne. Des mesures concrètes et fermes devront être prises pour stopper l’hémorragie.

Il fallait remonter à la saison 2015-2016 pour assister aux premiers cas liés à la consommation de cette drogue dure, une période marquée par la suspension de pas moins de trois joueurs. Le milieu offensif international de l’ES Tunis Youcef Belaïli et l’ancien joueur du RC Arbaâ Rafik Boussaïd avaient été suspendus pour quatre années de toute activité liée au football après avoir été contrôlés positifs à la cocaïne. Belaïli avait fait appel de sa suspension au niveau du Tribunal arbitral du sport (TAS) de Lausanne qu’il avait réduit en novembre 2016 à deux ans.
L’ancien attaquant du MC Alger Kheireddine Merzougui a écopé également de 4 années de suspension en janvier 2016 pour avoir consommé de la methylhexanamine, un stimulant spécifié interdit en compétition. En mars 2016, la fédération internationale (FIFA) avait annoncé sa décision d’étendre la suspension de ce trio sur le plan mondial conformément aux articles 136ss du code disciplinaire de la FIFA.

TSA


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