Ce qui s’est réellement passé avec Boudaoui en zone mixte

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Belmadi de sortir avec beaucoup d’enseignements. Le face-à-face était aussi ailleurs, en dehors de la surface gazonnée du stade Tchaker, à la sortie des vestiaires, zone transformée après le coup de sifflet final en endroit où les journalistes pouvaient faire leurs interviews d’après-match.

Au moment où le coach Belmadi et son homologue congolais étaient en salle de conférences, les joueurs quittaient un par un le vestiaire, certains ont bien voulu répondre aux questions des journalistes, à l’image de Mahrez de plus en plus bien dans sa tête et prêt à communiquer depuis la fameuse CAN décrochée en Egypte. D’autres ont préféré regagner directement le bus. Parmi eux Doukha, Feghouli, ou encore Benlamri et Oukidja, mais surtout Boudaoui, le jeune milieu de l’OGC Nice, la tête baissée et  les yeux rivés sur son smartphone, s’est dirigé droit vers le bus, au point où les appels des journalistes qui le sollicitaient pour dire quelque mots ne l’ont pas alerté, et ce jusqu’à ce qu’il s’arrête soudainement pour lancer deux mots et continuer vers le bus. Boudaoui a en effet répliqué à une réflexion qu’il a reçue d’un groupe de journalistes cantonné à l’entrée du passage, environ 6 journalistes et cameramen d’où il aurait entendu quelques mots blessants qui l’ont fait réagir. «Ih t’hellebt», a-t-il entendu. En d’autres termes, quelqu’un lui aurait fait le reproche d’avoir changé après son ascension fulgurante et sa signature cet été en France. Jusque-là rien ne disait que ça allait prendre d’autres proportions, le joueur aurait rejoint son siège dans le bus en ruminant l’agression verbale et selon des témoignages, il aurait même versé quelques larmes, suffisantes pour provoquer un élan de solidarité et pousser un groupe d’équipiers composé de Slimani, Mbolhi, Atal, et autres Benlamri et Bounedjah à descendre du bus et aller en direction du «premier groupe» d’où a été lancée cette expression typiquement algérienne qui peut faire très mal à un joueur en début de carrière pro. S’en est suivi un échange qui a failli dégénérer. En fait, Mbolhi et Slimani étaient tellement remontés qu’ils n’ont pas pu le cacher. De leur côté, les journalistes qui étaient éparpillés çà et la tout au long du passage ont essayé de ramener le calme, affirmant que l’auteur de cette ‘’agression’’ n’était pas un journaliste. Il faut dire que l’endroit était truffé d’étrangers, l’organisation était tellement catastrophique que n’importe qui pouvait venir déranger les médias dans leur travail et dire ce qu’il voulait à n’importe qui sans être identifié. Le calme est ensuite revenu, le bus a quitté les lieux dans une ambiance morose, à son bord un joueur de 18 ans qui a peut-être reçu un coup au moral qu’il lui sera difficile de surmonter, seule peut-être la divulgation du nom du coupable et ce qui en suivra pourront rétablir les relations journalistes-joueurs. Mais ce qui est sûr, c’est que cela reste un acte isolé qui ne représente que l’avis de l’auteur, jamais celui de la corporation.

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