Haris Belkebla attend impatiemment son retour en sélection

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PHOTO NICOLAS CREACH / LE TELEGRAMME. FOOTBALL ( 29 ) Brest Stade Francis le Blé le 05092019 Ligue 1 9 ème journée Stade Brestois / FC Metz Haris Belkebla ( Stade Brestois )

Viré de la sélection algérienne avant le début de la Coupe d’Afrique des Nations, Haris Belkebla semble avoir tourné la page, quatre mois après. Prêt à s’imposer en Ligue 1 et reconquérir, un jour peut-être, le cœur des Algériens.

Haris Belkebla ne veut plus en entendre parler et c’est pour cette raison qu’il a demandé à ses supporters d’arrêter ce chant dès les matchs amicaux. Un refrain humoristique qui rappelait « la péripétie », comme le qualifie l’intéressé, viré de la sélection algérienne avant le début de la Coupe d’Afrique des Nations, en juin, après avoir montré ses fesses sur une vidéo diffusée en direct sur un réseau social.

Parce que le milieu de terrain du Stade Brestois est l’un des chouchous de Le Blé, le Fennec a été écouté. Et c’est désormais sur un air venu de Nantes et la Beaujoire, créé en hommage à Emiliano Sala, tragiquement décédé en janvier 2018, que Brest chante à la gloire de son protégé. « C’est un Algérieeennnn, qui ne lâche rieeennnn… Haris Belkebla, Haris Belkebla, Haris Belkeblaaaaa », entonne presque chuchotant le natif d’Aubervilliers, fier. Fier « parce que les Brestois m’ont défendu quand tout ça est arrivé, j’ai reçu tellement de messages de leur part ! J’étais super content de représenter l’Algérie, c’était une fierté pour tout le monde et puis il y a tout ce qu’il s’est passé. Un cauchemar… »

 

« Ça m’a endurci »

 

Belkebla date la bascule dans sa tête au « jour de la reprise du Stade Brestois. Je me suis dit que c’était du passé, que j’avais une grosse saison à faire avec mon club, en Ligue 1. Je ne devais pas lâcher prise, ça m’a endurci ». Sollicité en août pour s’exprimer, Belkebla nous avait simplement répondu qu’il préférait d’abord « montrer » sur le terrain avec le SB29 avant de (re) prendre la parole.

Neuf rencontres ont passé et l’acolyte d’Ibrahima Diallo, dans l’entrejeu, apprend de l’élite. Apprend qu’une performance énorme (contre Lyon) peut d’un coup, d’un seul, être ternie par une perte de balle qui fait ficelle, derrière. « On est tous conscient que c’est l’étage supérieur, que tout va plus vite, qu’il faut être deux fois plus concentré car des erreurs comme ça, face à des internationaux, ça coûte cher ».

 

13,4 kilomètres contre Lyon

 

Prolongé cet été jusqu’en 2022, Belkebla, 25 ans, avait crevé l’écran pour sa première saison avec Brest en 2018-2019 et est bien parti pour se faire encore un nom à l’étage supérieur. Olivier Dall’Oglio, qui l’a maintenu comme titulaire, est conscient d’avoir dans son effectif un joueur à trois poumons, en moyenne à 12 kilomètres par rencontre avec un pic à 13,4 contre Lyon, fin septembre. Le gratin de l’élite dans ce domaine puisque la plus grande distance parcourue la saison passée sur un match de Ligue 1 montait à… 13.4 kilomètres avec le Rémois Xavier Chavalerin.

« C’est bien de toujours aller presser, d’avoir le coffre, mais à moi d’être lucide », appuie le milieu de terrain, un peu plus reconnu dans les rues brestoises depuis la montée en mai dernier. « Ça fait plaisir, je ne refuse jamais une photo, même quand je mange », se marre Belkebla.

Refaire ses preuves en Algérie, où son affaire avait provoqué un tollé chez les supporters locaux, est désormais un dessein avoué pour l’ancien Tourangeau, en quête de rachat. « À moi de faire en sorte que le peuple algérien me pardonne ». À lui de faire en sorte que Brest se maintienne en Ligue 1, aussi.

le télégramme


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