Cette loi était intervenue après que la FIFA avait autorisé les sélections dans un premier temps à faire appel à des binationaux  de jeune âge, facilitant de plus en plus les conditions aux jeunes pétris de qualité n’ayant pas eu l’occasion de s’exprimer en sélection.

Fidèle à cette habitude, la FIFA étudie actuellement une nouvelle mesure, celle-ci risque de faire beaucoup d’heureux à l’approche de la Coupe du monde 2022, étant donné que c’est déjà trop tard pour celui de 2018.

Sera-t-il désormais possible pour un joueur d’avoir une dizaine de sélections dans deux pays différents, voire tout simplement de jouer deux compétitions internationales avec deux équipes différentes ? La question pourra peut-être se poser après les déclarations sur le sujet de Victor Montagliani, président du conseil d’administration de la FIFA et également président de la CONCACAF. «Il y a beaucoup de questions qui sont apparues au fil des années parce que le monde est en train de changer, les formes d’immigration sont en train de changer. Il y a des questions de nationalité qui sont apparues dans le monde, en Afrique. Il y a des questions qui se posent en Asie et en CONCACAF. C’est donc le bon moment de jeter un regard là-dessus et de voir s’il y a des solutions, sans toutefois heurter l’intégrité du jeu », a déclaré Montagliani, très sûr de lui.

La folle proposition cap-verdienne

Ainsi, et comme on le sait, actuellement, seul un joueur ayant un lien par le sang avec un pays peut prétendre porter son maillot, c’est la même loi ayant permis à Taïder et à Mbolhi entre autres de rejoindre les Verts (leurs mamans sont algériennes), il existe aussi d’autres facteurs pouvant permettre à un joueur de jouer pour une sélection sans en porter le sang, à savoir si le joueur  y a habité et y a joué pendant cinq ans. Selon Montagliani, la FIFA pense à augmenter cette période.

L’état actuel des choses interdit aussi au joueur ayant joué un match d’une compétition internationale (phase de qualification comprise) d’espérer changer de sélection, même s’il a la double nationalité, et c’est justement ce point-là qui est visé par ces reformes ciblées par l’instance mondiale.

L’exemple Meriem

L’initiative est celle de la Fédération cap-verdienne de football, elle a proposé que cette règle soit assouplie dans le cas où le joueur n’a joué qu’un ou deux matchs pour son pays d’origine mais qu’il a très peu de chances de pouvoir être rappelé, cela nous rappelle l’exemple de Kamel Meriem, ce joueur ayant porté le maillot français une ou 3 fois et qui a été ensuite marginalisé aurait pu profiter d’une telle décision s’il était encore actif, il aurait été autorisé à changer sa nationalité sportive et pourquoi pas venir jouer pour l’Algérie.

Les cas comme celui de l’ancien Bordelais sont sûrement très nombreux, et des pays rêvent d’en profiter, on comprend d’ailleurs le geste de la Fédération cap-verdienne qui a souffert de ce cas, avec le Portugal qui a ‘’grillé’’ plusieurs cartes sans vraiment les exploiter, une telle mesure viendrait relancer ce pays, dans la cartographie footballistique continentale, voire même mondiale.

Compensation

90min.com et Yahoo se sont penchés hier avec précision sur le sujet, les sites ont rappelé entre autres qu’Antar Yahia le héros d’Oumdourmane était le premier joueur à changer de sélection il y a tout juste 13 ans.

A ce sujet, Montagliani a expliqué que la Fédération internationale de football Association réfléchissait à un système de compensation pour le pays qui a contribué à la formation du joueur et pour lequel celui-ci a évolué en équipe de jeunes avant de changer de couleurs, autrement dit, plus tard s’il y aura un cas Antar ou Brahimi-bis, l’Algérie payerait les frais de formation à la FFF pour pouvoir valider son dossier à la FIFA.U

Coup de pouce pour le Qatar ?

Autant dire que les prochaines décisions de la FIFA pourraient bouleverser l’avenir international de beaucoup de joueurs. Certains y voient même un signe à quelques années de la très controversée Coupe du monde au Qatar, puisqu’au moment où certains s’attendent à ce que la FIFA sévisse avançant même la possibilité de délocalisation du tournoi, l’instance, à travers les mesures envisagées, rendrait un énorme service à la sélection qatarie qui pourrait renforcer ses rangs avec cette nouvelle possibilité, c’est du moins la lecture que les internautes ont pu faire après la parution de l’information, sachant que le Qatar a déjà procédé à la naturalisation de plusieurs étrangers pour renforcer ses rangs.

En tout cas, cette nouvelle révolution pourrait faire à nouveau l’affaire de la sélection algérienne, en ouvrant un nouvel horizon devant la FAF au moment où l’on constatait amèrement que l’étau est en train de se resserrer sur l’Algérie, surtout que les pays formateurs se protègent de mieux en mieux quitte à impliquer les plus folles mesures telles que les quotas, attendons pour voir.

DZCOMPETITION.COM

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