L’international Algérien, Yassine Benzia s’est exprimé sur sa grosse blessure après un accident de buggy,  le 28 mai dernier au quotidien l’équipe..

« J’en criais, j’en pleurais. Je ne disais qu’une chose: s’il vous plaît, enlevez-moi cette douleur! »

« C’était un mélange de douleurs physiques – j’étais sous morphine – et de douleurs mentales, dit-il au sujet des mois qui ont suivi l’accident. Je me sentais coupable d’avoir lâché mon équipe, ma famille. Pendant deux mois, je n’ai pas vu mes enfants à cause du Covid, c’était dur. Je n’avais pas le droit aux visites ou presque. »

Et Benzia de revenir sur sa souffrance physique. « Ça va me marquer à vie, assure-t-il. C’est une douleur inexplicable. Les premiers jours, c’était comme si on mettait ma main dans du feu. Et toutes les minutes, en plus de ça, j’avais une sensation comme si on claquait une porte dessus. J’en criais, j’en pleurais. Je ne disais qu’une chose: s’il vous plaît, enlevez-moi cette douleur! »

« Quand je me réveille après l’opération, je n’ai plus de pouce »

Pour cela, il a fallu se faire opérer. Onze fois. « La première (opération) était d’urgence, décrit-il. Mon pouce pendait, il ne tenait plus qu’à un tendon. Ils n’ont pas pu le sauver. Quand je me réveille après l’opération, je n’ai plus de pouce. J’ai eu un tiers de la peau de la paume de ma main qui est partie aussi. J’avais comme un trou. On a eu besoin de me remettre de la peau… »

Heureux d’avoir passé le plus dur, même si la rééducation est toujours quotidienne, et d’avoir réussi à retrouver une bonne condition physique, Benzia ne demande désormais qu’à rejouer au ballon. « Aux entraînements, j’ai l’impression d’être plus mature dans mon jeu, observe-t-il. Je ne sais pas si c’est lié à l’accident. Je vois les choses plus rapidement qu’avant, j’ai l’impression de mieux me déplacer, de comprendre davantage le jeu. Je me sens super bien sur les séances. Je n’ai en aucun cas l’impression d’avoir régressé, bien au contraire.

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