Comme Youcef Atal, les Algériens de l’OGC Nice galèrent aussi

Il n’est pas bon d’être Algérien à Nice ces dernières semaines. Ou plutôt à l’OGC Nice où les Algériens galèrent pour des raisons encore inconnues. Tout le monde connaît l’affaire Youcef Atal, le défenseur international algérien, qui vit un cauchemar pour avoir partagé une vidéo, certes controversée, mais vite supprimée et suivie de ses excuses.

L’affaire Youcef Atal a choqué les Algériens qui n’arrivent pas à comprendre l’acharnement politique qu’il subit en France. En plus de sa suspension par son propre club, l’OGC Nice, et la Ligue de football professionnel, le latéral droit des Fennecs a été mis sous contrôle judiciaire par le parquet de Nice, et ce, pour « provocation à la haine raciale à raison de la religion ». Son procès est programmé pour le 18 décembre, selon le parquet qui lui interdit également de quitter le territoire français.

Ce qui est surprenant, c’est que les déboires de Youcef Atal sont accompagnés par une certaine mise à l’écarte des deux autres joueurs algériens de l’OGC Nice, en l’occurrence le milieu Hicham Boudaoui et l’attaquant Badredine Bouanani. Il est cependant difficile d’établir un lien direct entre la galère de Youcef Atal et ses coéquipiers algériens du Gym.

Bouanani traverse une période très compliquée

En fait, l’ailier droit de l’OGC Nice de 19 ans ne joue pas depuis plusieurs semaines. Cela lui a coûté sa place en équipe nationale. Cela arrive qu’il soit convoqué pour un match mais non seulement il reste sur le banc des remplaçants mais souvent il ne rentre même pas en cours de jeu. C’est un peu mieux pour son compatriote Hicham Boudaoui mais pas plus. Il est rarement titulaire et quand il rentre au cours de la rencontre, c’est pour quelques minutes seulement.

Il faut dire que cela ne les aide pas dans leur quête de progression, ni dans leur désir d’avoir du temps de jeu pour maintenir leur forme et leur compétitivité et surtout préserver leurs places parmi les protégés du sélectionneur national Djamel Belmadi. Il reste à savoir si leur « marginalisation » n’est pas une action réfléchie de la direction du club ou de l’entraîneur pour des raisons extra-sportives et si leur galère ne va pas prendre fin bientôt.