Les détails fracassants de la plainte de l’USM Alger au TAS

L’USM Alger est montée au créneau et a saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS) pour contester la décision de la CAF qui a privé le club algérien de victoire lors du match aller et retour de la demi-finale de la Coupe de la Confédération face à la Renaissance de Berkane.

L’USM Alger a déposé lundi 6 mai, une plainte officielle devant le Tribunal arbitral du sport de Lausanne, en Suisse, contre les motifs de la décision prise par le Comité d’appel de la CAF, qui a conduit à la défaite de l’équipe algérienne lors du match aller de la demi-finale de la coupe de la CAF.

L’USM Alger s’appuie sur des éléments tangibles pour démontrer l’absence de circonstances exceptionnelles justifiant le refus du club marocain de jouer le match aller en Algérie. Parmi les éléments déposés dans le dossier de l’affaire pour contester les allégations de circonstances exceptionnelles sur lesquelles la CAF s’est appuyée pour priver l’USM Alger de ses droits, il y a la preuve que la partie algérienne a fourni des maillots à l’équipe marocaine, avec l’approbation du responsable du comité des compétitions de la CAF, l’Egyptien Imad Shnouda.

Des correspondances officielles de la FAF

Ceci est confirmé par des correspondances officielles entre la FAF et le responsable du comité des compétitions de la CAF, qui confirment son accord sur les maillots apportés par la partie algérienne au RS Berkane, dépourvus uniquement de la fausse carte. Ces correspondances officielles entre la FAF et le représentant de la CAF incluent également la demande de ce dernier aux responsables de la FAF de remettre les maillots au coordinateur général du match, pour les remettre au club adverse.

Pour défendre ses intérêts, la direction de l’USM Alger a engagé l’avocat français Arnaud Conston, également l’un des avocats de la FAF dans la plainte déposée il y a quelques jours devant le TAS. L’avocat français a déposé dans le dossier de l’affaire des vidéos montrant le dépôt effectif des maillots dans les vestiaires du RS Berkane au stade olympique du 5 Juillet 1962.

Étant donné que la CAF se dirige vers la programmation de la finale de la Coupe de la Confédération entre le club marocain et le Zamalek égyptien le dimanche prochain, date du match aller, l’avocat de l’USM Alger a également demandé au TAS de geler la finale, mettant en avant les dommages graves et irréparables qui seront causés au club algérien en cas de victoire dans sa bataille juridique contre la CAF.

Un complot de la CAF contre l’USM Alger

Les preuves et les éléments déposés dans le dossier de la plainte, confirment également que les organes de la CAF ont comploté avec le club marocain, en violant les règlements de la compétition de la CAF concernant les maillots. Même si le club algérois a fourni des maillots alternatifs pour le club de Berkane lors du match aller en Algérie, le club marocain a violé les dispositions de l’article 7 du sixième chapitre du règlement de la compétition de la CAF, qui impose à l’équipe visiteuse de voyager avec des maillots alternatifs exempts de toute forme de publicité, même publicitaire. Les maillots alternatifs n’étaient pas complètement exempts de publicité, car ils portaient une carte contrefaite qui mettait en évidence l’infraction du club marocain et annulait ainsi la prétendue circonstance exceptionnelle.

Sur la base de ces éléments, la plainte de l’USM Alger repose sur la nécessité pour le TAS de déclarer, de la part de l’USM Alger, la victoire sur le tapis vert lors du match aller en Algérie, car il a enregistré sa présence sur le terrain du stade du 5 Juillet 1962 sans le club marocain, puis d’appliquer les dispositions de l’article 16 du onzième chapitre du règlement de la Coupe de la CAF, qui stipule que « en cas de refus de jouer un match, d’absence ou de départ du terrain avant la fin du match sans l’autorisation de l’arbitre, à l’exception de la circonstance exceptionnelle déterminée par le comité des compétitions de la CAF, cela entraînera la défaite de l’équipe fautive sur le tapis vert et son élimination de la compétition ».