Algérie-Maroc : La FIFA sème la controverse

L’affaire des matchs annulés de la Coupe de la Confédération qui devaient opposer en aller-retour les Algériens de l’USM Alger aux Marocains de la RS Berkane, n’a pas seulement révélé le parti pris de la Confédération africaine de football (CAF) en faveur de la partie marocaine. Elle a également montré l’embarras de la Fédération internationale de football (FIFA) devant un scandale sérieux.

En effet, depuis l’éclatement de l’affaire le 20 avril 2024 à l’aéroport d’Alger, l’Instance présidée par l’Italo-Suisse Gianni Infantino a observé un silence incompréhensible. Trois semaines de silence assourdissant devant une grave affaire de violation de ses propres textes et règlements et de ceux de différentes organisations sportives, y compris le Comité international olympique (CIO).

Le silence intrigant de la FIFA

Comment alors interpréter ce silence incompréhensible, pour ne pas dire inadmissible, de la part d’une instance censée faire respecter ses propres textes alors qu’ils sont violés de façon flagrante par une organisation (la CAF) qui lui est affiliée ? Il est clair pour de nombreux observateurs que cette posture de la FIFA ne dit pas seulement l’embarras de ses dirigeants. Elle peut même révéler une certaine complicité avec l’Instance africaine et la partie marocaine qui a pris le contrôle de la CAF

Le dossier se trouve aujourd’hui au niveau du Tribunal arbitral du sport (TAS) de Lausanne saisi séparément par la Fédération algérienne de football (FAF) pour remettre en cause la validation par la CAF du maillot controversé floqué d’une carte du Maroc incluant les territoires du Sahara occidental (que les Algériens considèrent comme un slogan politique interdit par les textes) ainsi que par l’USM Alger qui veut annuler la qualification à son détriment de la RS Berkane à la finale de la Coupe de la Confédération.

La décision finale du TAS ne devrait pas tarder à parvenir aux parties en conflit. Elle peut peut être favorable à la partie algérienne, partiellement ou totalement. Elle peut aussi être favorable de la même manière aux Marocains. Mais elle n’effacera pas le parti pris de la CAF dans ce scandale, ni la complicité de la FIFA devant une violation flagrante de la règlementation.