Le double jeu de Lekjaa avec l’Algérie devant la CAF et la FIFA

L’affaire des maillots qui oppose l’USM Alger et la RS Berkane illustre les agissements inquiétants de Fouzi Lekjaa, président de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) et membre influent de la Confédération africaine de football (CAF). Ses agissements remettent en question l’éthique et l’intégrité de l’instance continentale qui gère le football africain.

Lekjaa semble adopter une approche différente selon le contexte et l’instance dirigeante du football. D’un côté, il exerce une influence considérable au sein de la CAF, où ses agissements sont régulièrement dénoncés. De l’autre, il se montre prudent et conciliant face à la FIFA, évitant tout risque de sanction lors des compétitions sous son égide.

Ce double jeu s’est illustrée lors du match de l’équipe féminine marocaine de moins de 17 ans face à son homologue algérienne. Face à la pression de la FIFA, Lekjaa a facilement renoncé au maillot controversé, contrairement à son attitude passive lors du match des demi-finales de la coupe de la CAF entre l’USM Alger et la RSB, où des violations flagrantes des règlements n’ont pas été sanctionnées.

La FAF déclare la guerre à Lekjaa

Les agissements de Lekjaa au sein de la CAF révèlent un système corrompu où l’intégrité sportive semble sacrifiée au profit d’intérêts personnels et politiques. Ses manœuvres sournoises lors de divers événements sportifs, telles que la cérémonie du ballon d’or africain et l’affaire des maillots, illustrent un comportement préjudiciable à l’esprit sportif et à l’équité des compétitions. Cette corruption sape les fondements du football africain et nuit à son image sur la scène internationale.

La réaction ferme de la Fédération algérienne face aux actions de Lekjaa, ainsi que le transfert du dossier litigieux à la Cour Arbitrale du Sport (TAS), laissent présager un possible changement dans les pratiques et les décisions au sein de la CAF. Cette affaire pourrait bien révéler la véritable nature des agissements de Lekjaa et remettre en question son influence et sa légitimité au sein de l’instance continentale du football.