Petkovic va-t-il écarter un cadre de Belmadi ?

Depuis quelques mois, Ramiz Zerrouki, le milieu de terrain algérien du Feyenoord Rotterdam, se retrouve sous le feu des projecteurs pour des raisons peu flatteuses. Ses performances en dents de scie et son manque d’impact sur le terrain ont suscité des critiques acerbes, remettant en question sa place au sein de l’équipe nationale dirigée par Vladimir Petkovic.

À 25 ans, Zerrouki n’a disputé que 25 matchs en Eredivisie cette saison, dont 14 en tant que titulaire, sans marquer ni délivrer de passe décisive. Un bilan décevant qui ne correspond pas aux attentes placées en lui, d’autant plus que son temps de jeu s’est considérablement réduit ces dernières semaines.

Malgré le soutien indéfectible de l’ancien sélectionneur Djamel Belmadi, Zerrouki a souvent été la cible des médias en raison de ses performances inconstantes en équipe nationale. Son adaptation au style de jeu du Feyenoord, notamment sous la direction d’Arne Slot, a également été remise en question. Slot a souligné les difficultés de Zerrouki à s’adapter à un jeu plus rapide et direct.

L’avenir de Zerrouki en sélection est incertain

Face à cette situation, l’avenir de Zerrouki en sélection nationale semble incertain. Petkovic, qui vise à bâtir une équipe compétitive pour les qualifications à la Coupe du Monde 2026, pourrait être amené à prendre des décisions difficiles concernant la participation de certains joueurs, dont Zerrouki.

L’entraîneur suisse dispose d’une large palette de joueurs au milieu de terrain, avec des joueurs comme Ismaël Bennacer, Houssem Aouar, Boudaoui, Kadri, Ahmed Kendoussi et Nabil Bentaleb qui pourraient gagner en importance dans ses choix. La concurrence s’intensifie donc pour Zerrouki, qui devra impérativement relever son niveau de jeu s’il souhaite conserver sa place dans l’équipe nationale.

Les prochaines rencontres de l’Algérie, prévues en juin 2024, seront décisives pour Zerrouki. Il aura l’occasion de démontrer sa valeur et de convaincre Petkovic qu’il mérite toujours sa place parmi les cadres de l’équipe nationale. Mais s’il ne parvient pas à inverser la tendance, il risque de se retrouver sur le banc, voire même exclu de la sélection.