Affaire Algérie-Maroc : Le TAS prend une décision importante

La présidente de la chambre arbitrale du TAS de Lausanne a enfin tranché sur un point important du point de vue procédural dans l’affaire qui oppose d’un côté l’USM Alger et la Fédération algérienne de football (FAF) et d’un autre, la RS Berkane, la Fédération marocaine (FRMF) et la Confédération africaine de football (CAF). Une affaire générée par l’histoire du maillot controversé de l’équipe de Berkane qui a conduit à l’annulation des matchs de la demi-finale de la Coupe de la Confédération.

En effet, la juge du Tribunal arbitral du sport (TAS) de Lausanne a opté pour l’option des trois juges appelés à examiner l’affaire impliquant la partie algérienne et celle marocaine, cette dernière étant favorisée dans cette affaire par la CAF qui a validé l’utilisation du maillot floqué de la carte du Maroc incluant les territoires du Sahara occidental. Cette carte politique est considérée par la partie algérienne comme un slogan politique interdit par les textes et règlements de la Fédération internationale de football (FIFA) et les organisations du sport mondial.

Le TAS piégé

Mais il faut dire que la juge en question est tombée dans le piège de la partie RSB-FRMF-CAF qui agissait de façon à faire perdre du temps au TAS. Cette attitude de la juge du TAS suscite des interrogations sérieuses dans la mesure où la FAF et l’USM Alger l’avaient prévenue à temps des intentions de la partie adverse qui ont rejeté l’option d’un juge unique en vue de gagner du temps. Cela ne l’a pas empêchée de tomber dans le piège et d’opter pour les 3 juges.

En fait, la partie algérienne était convaincue que le rejet par la partie marocaine et la CAF de l’option du juge unique était destiné de retarder au maximum le traitement de l’affaire. D’ailleurs, il est attendu que la partie marocaine poursuive son œuvre dès la désignation des trois juges. La juge du TAS va comprendre que les Marocains qui dirigent la CAF vont jouer avec ses nerfs et ceux des Algériens en récusant un ou deux des trois juges désignés, histoire de retarder encore la procédure.