La FAF en pleine crise

La Fédération algérienne de football (FAF) navigue en eaux troubles, confrontée à une conjonction de crises qui menacent sa stabilité. Une situation alarmante qui nécessite des actions concrètes pour redresser la barre.

Selon le quotidien Echorouk, la crise la plus préoccupante réside dans la situation financière désastreuse de la FAF. À son arrivée à la tête de l’institution en septembre dernier, le président Walid Sadi a découvert un héritage accablant : une dette colossale avoisinant les 800 milliards de centimes. Lors de l’assemblée générale de la FAF tenue samedi à Alger, Sadi a indiqué que cette accumulation de dettes, en grande partie liée à l’organisation du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) pour les joueurs locaux et à d’autres irrégularités financières, plombe les finances de la FAF et entrave sa capacité à fonctionner normalement.

La FAF empêtrée dans plusieurs litiges

L’absence notable des anciens présidents de la FAF à l’assemblée générale, dont Charafeddine Amara et Djahid Zefizef démissionnaires, ainsi que Zetchi et Raouraoua qui se trouvent à l’étranger montre le manque de cohésion et de solidarité au sein de la fédération. Le président de la FAF souligne qu’il est à la recherche de nouvelles sources de financement pour pouvoir gérer le reste de l’année 2024.

Sur la scène internationale, la FAF se retrouve empêtrée dans plusieurs litiges. Sadi rappelle l’affaire opposant l’USM Alger à la Renaissance de Berkane, actuellement devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) en Suisse. Si la FAF se montre déterminée à défendre les droits du club algérois, ce genre de litiges necessitent des fonds et détournent l’attention des missions essentielles de la FAF.