CAN 2025 : l’échec cuisant du Maroc et Lekjaa

La Confédération africaine de football (CAF) a annoncé le report de la 35e édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN 2025), qui doit avoir lieu au Maroc. Le secrétaire général de la CAF, Veron Mosengo-Omba, a affirmé que la CAN 2025 ne pourrait pas se tenir durant l’été 2025, annonçant son déroulement pour le début de l’année 2026, soit environ six mois avant la Coupe du monde 2026 dont la phase est prévue au Canada, aux Etats-Unis et au Mexique.

Cela fait longtemps que le président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), Fouzi Lekjaa, se bat pour maintenir la CAN 2025 pour la période estivale de l’année prochaine. L’annonce de Veron Mosengo-Omba sera donc une douche froide pour le responsable marocain qui a une influence infinie sur la CAF mais qui a été incapable d’imposer son point de vue sur cette question.

Lekjaa a échoué

C’est ce qui fait dire aux observateurs de la scène footballistique africaine que le report de la CAN 2025 vers le mois de janvier 2026 est un gros échec de Fouzi Lekjaa lui-même car il a longtemps tenté de résister à la volonté du président de la CAF, Patrice Motsepe, et du président de la FIFA, Gianni Infantino, de reporter cette nouvelle édition de la CAN en raison de la programmation du 15 juin au 13 juillet 2025 de la nouvelle version de la Coupe du monde des clubs.

C’est un échec cuisant du président de la Fédération marocaine car en tant que ministre du budget, il tenait coûte que coûte accueillir la CAN 2025 en été pour donner un gros coup de pouce à l’industrie touristique du royaume. C’est le prix à payer à trop vouloir mélanger le sport et la politique, est-on tenté de dire.

Il faut dire que des rumeurs circulent sur d’autres raisons éventuelles ayant conduit au report de la CAN 2025. Des indiscrétions estiment que c’est le Maroc qui a décidé de reporter cette 35e édition de la CAN en raison des retards accusés dans la préparation de certaines structures sportives, appelées à accueillir des matchs de cette compétition continentale. Si cela se confirme, ce sera un double échec pour Fouzi Lekjaa que de nombreux acteurs africains considèrent comme la source de nombreux conflits sur le continent.