La CAN 2025 au Maroc sérieusement menacée

La Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2025), prévue au Maroc, est en proie à une menace sérieuse. Un règlement de la FIFA concernant la libération des joueurs pour les compétitions internationales menace la participation des meilleurs joueurs africains.

La CAN 2025 est programmée pour fin 2025 et début 2026, année qui coïncide avec la Coupe du Monde. Selon les règles de la FIFA, les clubs ne sont pas tenus de libérer leurs joueurs s’ils participent à deux compétitions majeures ou plus au cours d’une même année. Cette situation pourrait inciter les clubs européens à retenir leurs joueurs africains pendant la CAN, arguant qu’ils participeront à la Coupe du Monde pendant l’été 2026.

L’absence de joueurs évoluant dans les championnats européens durant la CAN 2025 aura des conséquences importantes sur les performances des équipes nationales africaines. La période de décembre à janvier est cruciale pour les ligues nationales et les compétitions européennes, ce qui rend les clubs européens encore plus réticents à libérer leurs joueurs.

Changement de date de la CAN, une solution envisagée mais écartée

L’organisation de la CAN marocaine en janvier-février 2025, période plus traditionnelle pour la compétition, aurait pu éviter le chevauchement avec la Coupe du Monde et réduire les conflits avec les clubs européens. Cependant, cette option a été écartée, notamment à cause de l’influence des dirigeants marocains, notamment le président de la Fédération Royale Marocaine de Football, Fouzi Lekjaa.

Le choix du Maroc comme pays hôte soulève également des préoccupations logistiques. Les infrastructures sportives marocaines nécessitent des améliorations importantes pour répondre aux normes internationales. Ce défi logistique a déjà conduit à un report de l’événement, ce qui accentue les difficultés pour la CAF, déjà critiquée pour sa gestion.

La décision de maintenir le Maroc comme pays hôte de la CAN 2025 malgré les problèmes infrastructurels peut être perçue comme une manœuvre politique. Le Maroc, avec son influence croissante au sein de la CAF, semble avoir pesé dans cette décision. Cette situation illustre les tensions entre les considérations sportives et les intérêts politiques et économiques au sein du football africain.