CAN 2025 : Le Maroc, la CAF et la FIFA sous le feu des critiques

La Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2025), prévue au Maroc, est au cœur d’une tempête de critiques suite à son report inattendu de l’été à l’hiver 2025-2026. La décision de la Confédération Africaine de Football (CAF), annoncée le 21 juin dernier, a suscité un tollé sur les réseaux sociaux.

Initialement prévue entre janvier et février 2025 avant d’être décalée pour l’été de la même année, la CAN se déroulera finalement du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026. Ce changement de calendrier, justifié par la CAF par des raisons climatiques, soulève de nombreuses interrogations et critiques. Le célèbre commentateur algérien Hafid Derradji a exprimé sa frustration, soulignant que la CAN est désormais le seul tournoi continental dont les dates sont incertaines, malgré son histoire et son importance.

La précipitation de la décision et le manque apparent de concertation avec les acteurs clés du football africain ont été largement dénoncés. La CAF est accusée de ne pas avoir suffisamment pris en compte les intérêts des joueurs, des clubs et des supporters. «Ce déplacement a été décidé sans consultation véritable des principales parties africaines concernées, mettant en lumière une fois de plus le manque d’influence de l’Afrique dans les décisions stratégiques du football mondial, » ajoute Hafid Derradji.

Le nouveau calendrier de la CAN 2025 n’arrange que la FIFA

De nombreux observateurs estiment que ce report est une concession aux exigences de la FIFA et de l’UEFA, au détriment des spécificités du football africain. Cette ingérence supposée de l’instance mondiale du football renforce les critiques envers la CAF, déjà fragilisée par des scandales.

Le nouveau calendrier de la CAN 2025 aura des conséquences importantes sur les joueurs africains, qui devront enchaîner les compétitions sur une période très courte. Cette surcharge de matches pourrait fragiliser leur condition physique et nuire à leurs performances. Plus largement, ce report est perçu comme un coup dur pour le football africain, qui peine à s’affirmer sur la scène internationale. La CAN, l’une des compétitions sportives les plus importantes du continent, perd en visibilité et en attractivité avec ce changement de dates.