Vahid ne ferme pas la porte à un retour chez les verts…

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Actuellement en poste au Japon, l’ancien sélectionneur des Verts, le Bosnien Vahid Halilhodzic, n’a pas écarté un retour à la tête de la sélection algérien à l’avenir, dans un entretien accordé au site Goal.com.

Voici quelques extraits où l’ancien coach du PSG est revenu sur son aventure algérienne

On imagine que le déclin de cette sélection vous attriste…

Oui, je suis un peu triste pour les joueurs. Il y en a plusieurs qui m’ont téléphoné depuis que j’ai quitté ce groupe. Parce que ce groupe était jeune et bien formé. Je vous rappelle que quand j’étais arrivé en Algérie, c’était aussi une période très délicate. Ils restaient sur une défaite 0-4 contre le Maroc. C’était presque un deuil national. C’était une catastrophe et on a ensuite construit pendant trois ans. On a beaucoup travaillé et on était tous récompensés avec cette belle représentation en Coupe du monde. Tout le monde a aimé. Et l’équipe d’Algérie a gagné beaucoup de sympathie pour son jeu. Par la suite, tout a disparu en très peu de temps.

L’équipe algérienne n’a en effet plus vraiment de fond de jeu, ni de ligne directrice malgré beaucoup de talents individuels…
Ah ça, je n’aime pas trop parler de ça. Je n’aime pas critiquer. C’est facile de le faire. Vous savez, quand je suis arrivé là-bas, beaucoup de gens ont critiqué aussi. Les journalistes, les spécialistes…On dit d’ailleurs spécialistes de foot, mais ils ne sont spécialistes de rien du tout. Et mon problème ce n’était pas tant les critiques sur le jeu, que ces déclarations qui n’étaient basées sur aucune vérité. On ne peut pas bâtir une grande équipe nationale en quelques mois seulement. C’est un travail de longue haleine. Même de plusieurs années. Malheureusement, cette sélection avait un grand potentiel, elle était devenue la meilleure équipe d’Afrique. Il y avait un bon groupe, avec des caractères particuliers, mais il y avait énormément de talent. Et aujourd’hui, cette sélection est inexistante et c’est bien dommage.

On ne sait jamais ce que l’avenir réserve, mais si la possibilité d’entrainer de nouveau cette équipe se présente dans le futur, vous seriez ouvert ? Ou avez-vous définitivement tourné la page de l’Algérie ?
(Il coupe). Ça c’est… Pour le moment, je suis totalement concentré sur la préparation de cette Coupe du monde en Russie avec le Japon. J’ai bien aimé faire cette aventure humaine et sportive avec l’Algérie, de même que celle avec le Japon. Après, on verra. J’ai déjà eu pas mal de contacts avec plusieurs équipes. Qu’est-ce que je vais faire ? Je ne veux ni me précipiter, ni penser à ça. On verra. En football, tout est possible. Tout peut changer. Comme je l’ai dit, dans mes choix, je n’ai pas toujours été judicieux et je n’ai pas fait que des bons. Mais il faut assumer cela. Dans mon parcours d’entraineur, ce qui m’a le plus plu c’est que partout où je suis passé, le peuple et la rue m’ont accepté. Ils m’ont adoré partout, que ça soit en Afrique ou en Europe. À Lille, au PSG, en Algérie… Partout, j’ai laissé une bonne image. Et ça, c’est ma plus grande satisfaction et ma plus grande récompense.


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