Pourquoi faut-il croire en Madjer?

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Rabah Madjer, Ighil Meziane et Djamel Menad sont tous les trois de grandes personnalités sportives algériennes.

En plus de leur vécu comme joueurs ou comme entraîneurs, ils sont charismatiques, pragmatiques et surtout connaissent l’Afrique, la sélection algérienne, les médias algériens le public algérien et au-delà de tout la mentalité algérienne mieux que n’importe quel autre candidat à ce poste. Qui mieux que Madjer ou Ighil peut comprendre ce que peut ressentir un Algérien après un échec ? Qui mieux que Menad peut savoir ce que peut ressentir un joueur portant le maillot national ? Qui mieux que ces trois entraîneurs peut se tenir droit devant les Mahrez, Brahimi, Feghouli et les autres pour leur dire sans flancher des yeux : je connais ça, j’ai vécu cela ou je suis passé par là ?

Le lien du sang

C’est pour dire que juger ce staff à la hâte n’est pas la meilleure manière de donner un avis sur la situation. Même si chacun d’eux a déjà essuyé un échec ou plusieurs en sélection ou en club, cela s’était passé dans un autre contexte, avec d’autres joueurs et une autre fédération. Personne ne peut prédire aujourd’hui ce que leur association va donner dans le contexte actuel, mais tout Algérien peut trouver chez chacun de ces trois techniciens, une qualité, une compétence, un atout, un fait ou un acte qui le poussent à les aimer ou au moins à les respecter et les reconnaître. Aujourd’hui, et même si beaucoup, ou même la majorité des Algériens, «spécialistes et consultants» sont convaincu de l’échec de ce trio, ou sceptiques quant à leur réussite, il y a des signes et des données qui nous poussent à croire, sans en être convaincus à 100% bien sûr, que ce staff peut réussir là ou les Européens ont échoué et pour cause : Madjer et ses collaborateurs ont tous les moyens humains et matériels dont avaient bénéficié leurs prédécesseurs et ont en plus un atout non négligeable quant on est sélectionneur en Afrique : le même sang que leurs joueurs.

Il faut mettre fin au conflit des générations années 80 et 2000

Avoir un vécu comme joueur ou comme entraîneur dans un club ne garantit pas le succès en sélection. Dans le cas de Madjer, Ighil et Menad, la première chose qu’il faudrait faire est de réconcilier la génération des années 80 avec la génération actuelle. Il faut mettre fin à ce conflit ! Les anciens joueurs avaient tort de critiquer l’actuelle équipe nationale. Ils étaient peut-être meilleurs mais, ils n’ont pas fait mieux. Avec Vahid, les Feghouli et consorts sont passés au second tour de la Coupe du monde, aucune autre génération n’a réussi cela, et puis, enterré ce faux débat à jamais ne fera que renforcer les liens entre le staff actuel et les joueurs. Ighil n’est pas concerné par tout ça, c’est pourquoi la responsabilité de crever l’abcès incombe à Madjer qui, rappelons-le, a une très bonne relation avec Mahrez, Slimani et Brahimi.

S’adapter au XXIe siècle

Ce que beaucoup de gens oublient, c’est que  Rabah Madjer et Meziane Ighil ont pris la sélection au siècle dernier. La mentalité n’était pas la même, les moyens humains et matériels mis à la disposition de l’EN aussi. CE qu’il n’y avait pas aussi dans les années 90, c’est Facebook, Twitter,  internet, les chaînes télé privées et des dizaines de journaux. Le monde de la communication a beaucoup évolué et l’influence que peuvent avoir les réseaux sociaux sur chaque décision, défaite ou victoire est extraordinaire. Cela nous mène à penser que l’actuel staff de l’équipe nationale doit s’adapter, sinon se mettre à jour si nécessaire pour suivre le wagon.  Aujourd’hui, les présidents des plus grandes puissances au monde communiquent avec Twitter et Facebook, même chose dans le monde du football.

«Les trois têtes dans la même chéchia»

Lorsqu’Ighil a pris la sélection en compagnie de Mahdaoui, nous avions posé la question à Da Meziane sur qui sera le chef. La réponse de ce dernier était la suivante : «Nos deux têtes seront dans la même chéchia ». C’est pareil pour aujourd’hui, Ighil n’a pas changé d’un iota et aucune des informations qui ont filtré de la réunion Saâdane, Ighil, Menad et Madjer n’indique le contraire. Saâdane a commencé par dire qu’ils doivent travailler ensemble et que même si officiellement, Madjer est mis en avant, sur le terrain, il n’aura pas de chef. Madjer est allé dans le même sens et de quelle manière. Au moment où il allait prendre place dans son bureau, il a répondu à un membre fédéral qui lui avait dit que c’était celui du chef, le sien, par ceci : «Il n’y a pas de chef, on travaillera dans le même bureau. » C’est pour dire que le problème de leadership ne se posera pas. Chacun dans son domaine de compétence mettra sa brique pour construire et améliorer les résultats de la sélection. Ighil avec son analyse tactique et technique pointue, Madjer avec son charisme, son nom et son vécu, Menad apportera son expérience sur les terrains et son énergie, et Saâdane chapeautera tout ça et mettra sa sagesse et son expérience au profit du staff en place et des joueurs.

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