EN: Les verts indésirables en Europe

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La faute à des supporters un peu trop bruyants et qui devront apprendre à mieux se tenir dans des pays où l’on ne badine plus avec la sécurité dans et autour des stades. Surtout dans ce contexte international ouvert sur des menaces en tout genre. Les «Verts», qui peinent à se relever d’une humiliante élimination et appelés à suivre le prochain Mondial à la T.V, sont appelés à une maigre consolation: donner la réplique à des animateurs du prochain universel de la balle ronde en 2018 en Russie. Sauf qu’il y a un mais. Un sérieux problème pour «convaincre» des pays européens à les accueillir sur leurs terres.

Y A-T-IL QUELQU’UN POUR NOUS OUVRIR SES PORTES ?

Au moment où le manager général de l’EN, Hakim Medane, dans un entretien accordé à l’Agence officielle APS, rendait tout aussi officiellement publique une première partie du programme de préparation de la sélection nationale algérienne en confirmant les informations précédemment données par nombre de sources et relatives à la tenue d’une belle et prometteuse affiche face aux camarades du récent Ballon d’Or, à savoir le Portugal, à Lisbonne, le 7 ou le 8 juin précédée d’une rencontre face à une des meilleures actuellement en Asie, l’Iran, prévue par ailleurs un peu plus de deux mois auparavant (le 27 mars prochain) vraisemblablement (rien n’est moins sûr) dans un pays du Vieux continent, remontaient à la surface les propos du président de la LNF, M. Mahfoudh Kerbadj, qui rappelait, indirectement, et il savait de quoi il en retournait, toute la difficulté pour les instances dirigeantes du football algérien à organiser des matches hors frontières (notamment en Europe où les fans algériens ne jouissent pas d’une bonne réputation, ndlr) en mettant en avant ce comportement dénoncé souvent intra-muros.

Se désolant, en fait, que le public algérien, faut-il le reconnaître, ne sait pas se tenir dans un stade. Il en veut pour preuve que les supporters algériens auront été les seuls à se distinguer par des attitudes pour le moins déplorables, en étant, par exemple (on cite) «les seuls à avoir usé de projectiles en Suisse en bombardement le terrain de bouteilles en plastique et, malheureusement, les seuls également à utiliser des fumigènes lors de la dernière Coupe du monde au Brésil, renvoyant ainsi une piètre image.» Si Hakim Meddane pouvait se montrer satisfait d’avoir pu conclure de telles oppositions devant de grosses pointures mondiales, de haut niveau et ce, dans une conjoncture difficile, avec des joueurs le moral dans les semelles au sortir d’une campagne éliminatoire plus que catastrophique, qu’il sera, on l’imagine, difficile aussi bien de digérer que d’oublier pour les joueurs, sans parler de l’opinion publique qui se remet difficilement du couac monumental de ses favoris, on ne peut que tempérer malheureusement nos ardeurs et notre impatience à voir les Mahrez et autres Brahimi et Mandi relever un sacré défi quand bien au cachet amical, devant ce qui se fait de mieux actuellement sur la planète football, le Portugal, mené par son métronome Christiano, n’étant ni plus ni moins que le champion d’Europe en titre et un des favoris en puissance de la prochaine édition du rendezvous quadriennal du ballon rond universel, avec toutes ces informations, de sérieuses craintes, d’ailleurs facilement vérifiables, en provenance du siège de la Faf où l’on trouverait, et Kerbadj avait bien des raisons de remettre sur le tapis les deux épisodes suisse et brésilien, bien de la peine à convaincre d’éventuels acquéreurs, lire des stades, donc des contrées enclines à leur ouvrir leurs portes pour des raisons qu’on a pu, par le passé, longuement disserter.

PERSONA NON GRATA
Dès lors on ne peut que plaindre les responsables de la FAF, à leur tête le même Meddane qui annonce non sans une réelle satisfaction d’avoir bien manoeuvré et confirme dans la foulée que les «Fennecs» ne chômeront pas au printemps prochain, «avant le Portugal, deux autres matches amicaux, devant deux autres grosses cylindrées dont les noms devraient être très prochainement rendus publics», la raison, toute simple, étant que les supporters algériens, et on ne l’apprend à personne, figurent sur la liste noire des pays européens.

«Persona non grata», ils rendent de très mauvais services à leur sélection qui se retrouve du coup dans la peau de SDF, les pistes pour organiser de telles rencontres les impliquant (jugées à hauts risques) s’écartant les unes après les autres à l’image de la France qui, se montrant inflexible sur un dossier jugé brûlant, aurait d’ores et déjà (les mairies n’en voulant pas comme à l’occasion de précédentes sorties programmées dans l’Hexagone et soulevant maintes veillées d’armes) montré, comme on pouvait le craindre, son indisponibilité avec un niet catégorique.

Aucun accord donc de finaliser é sur ce point précis, les réponses de «non recevoir» devant s’enchaîner comme le suggère au passage la piste belge abandonnée, contrairement à certaines spéculations, avant même d’être proposée à l’étude. Une réponse d’autant plus prévisible que toutes les pistes et solutions, particulièrement compliquées, ont été écartées et rendent la tâche difficile. Qui acceptera d’accueillir notre E.N qui, en Europe est en mesure de drainer beaucoup de monde et faire le plein?

Donc «sécuritairement » (si l’on ose dire) difficilement gérable avec cette réputation qui colle à la peau des fans des «Verts» dans la foulée de la liesse populaire qui a suivi le retour au premier plan du football algérien et cette qualification au Mondial 2010 qui a fait date. Un détour, par exemple, par la Suisse, à l’occasion d’un test plutôt tranquille (ou jugé comme tel) face à un modeste adversaire (les Emirats Arabes Unis) remettant sur le tapis l’éternel dossier de la difficulté à maîtriser le public algérien qui, dans la défaite, comme dans les plus gros succès, ne sait pas se tenir. Réagit mal.

En attendant de plus amples renseignements (la version officielle, les démarches dans ce sens sont, dit-on, engagées, mais avec des pincettes, le fameux «OK» n’étant pas, loin s’en faut, assuré, le volet sécuritaire s’imposant comme argument imparable, comme dans le cas de la Belgique qui, et la situation en Europe aidant, ne devrait pas donner suite à la demande algérienne), force est de reconnaître que l’on s’achemine, on le craint, et pour couper la poire en deux, vers des huis clos. À moins que. À moins d’un improbable retournement de situation. Morale de l’histoire ?

Le football national au creux de la vague et qui toujours eu (a encore et toujours) mal de ses dirigeants, ne semble pas au bout de ses peines avec des supporters de moins en moins portés sur le fairplay. L’un dans l’autre, cela fait beaucoup. Et un avenir des plus incertains.


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