Le ministre des sports s’explique sur le départ de Vahid Halilhodzic

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Le ministre de la Jeunesse et des Sports, El-Hadi Ould-Ali, s’est exprimé lundi soir en marge d’une cérémonie organisée à Tizi Ouzou en l’honneur des participants au tour d’Algérie cycliste.

Il est revenu sur plusieurs points relatifs à son secteur, et comme toujours il n’a pu éviter de commenter l’actualité footballistique et surtout celle de l’EN, surtout après le dernier stage des Verts qui a vu l’équipe nationale perdre son premier match sous les ordres de Madjer.

«Le staff actuel a une bonne expérience…»

Plus le temps passe, plus la pression augmente sur les épaules des responsables du football et du sport, il faut dire que la composante de l’EN actuelle n’arrive pas à avoir les résultats qui vont avec son talent, Madjer est exposé à toutes sortes de critiques, et au même moment, la rue presse sur la FAF et exige un changement, et le nom de Vahid qui sera en fin de contrat avec le Japon après le Mondial revient souvent.

Questionné sur un possible retour du Bosnien en sélection, Ould-Ali a affiché un grande hésitation avant de répondre, un long moment de silence qui pourrait cacher des choses, surtout qu’Ould-Ali n’a pas rejeté l’idée et a préféré balancer la balle dans le camp de la FAF : «(Long silence) La question doit être posée à la fédération et à ses responsables, elle est souveraine dans ses décisions, le staff technique actuel à sa tête Madjer et ses adjoints Menad et Ighil sont aussi connus, ils ont une expérience comme joueurs ou coachs», dira-t-il d’emblée.

«Il doit tirer les leçons de la défaite de l’Iran»

Les écarts disciplinaires auront caractérisé le dernier stage, l’EN a été perturbée par des décisions prises par le staff et qui ont mis le groupe en ébullition, le ministre des Sports trouve forcément tout cela anormal, il appelle le staff technique à revoir sa politique de gestion du groupe, à instaurer plus de discipline et de cohésion, et tirer les leçons du dernier échec contre l’Iran : «Notre position ? Je dirais que le staff technique doit revoir sa position par rapport à certaines choses négatives, incha Allah il y aura une cohérence et un discipline meilleures à l’avenir dans l’équipe, mais aussi tirer les leçons de la défaite contre l’Iran, je pense que ça reste une équipe en construction, l’EN reste sur un élimination précoce et douloureuse de la CAN 2017 au Gabon, mais on a les capacité de reconstruire un bloc. »

«Les réactions de Mahrez et Hanni sont dues à un malentendu»

Ces écarts, le ministre les connaît, la presse en a parlé, et même s’il n’a pas évoqué le cas Taïder, de peur de contrarier Madjer vu qu’il est fautif sur toute la ligne sur ce coup, il s’est permis de relativiser les deux autres cas, à savoir Mahrez et Hanni, leur sortie en cours du match a donné naissance à une vive polémique, rien de grave d’après le ministre : «Certains parlent de dissension et de zizanie, d’autres parlent de problèmes entre les joueurs et le staff, je pense que cela n’est pas du tout le cas, beaucoup de gens ont parlé de la sortie de Mahrez et celle de Hanni, mais ce sont des choses qui arrivent, ce n’est qu’un malentendu, ce n’est que passager.»

«La FAF a un rôle…»

Protecteur lorsqu’il ne s’agit de secousses frappant Zetchi et son instance, Ould-Ali a tenu à rappeler que la FAF a un rôle et qu’elle doit par conséquent assumer, il faut dire que cette dernière se contente depuis peu du rôle de spectateur devant les bévues interminables du sélectionneur, ni le manager de la sélection ni la cellule de communication impliquée dans le fameux boycott du coach n’ont bougé le petit doigt : «Cette EN il faut la soutenir, c’est l’appel que je fais à tout le public algérien, quels que soient les résultats, cette équipe a besoin de nous et besoin d’un soutien, on va les accompagner, mais il y a la FAF, elle a son rôle à jouer. »

«La réaction de l’opinion publique est légitime»

Ould-Ali qui suit ce qui se passe au sein de l’EN n’a pas critiqué la réaction de la rue, il faut dire que cette dernière était violente, au vu du résultat contre l’Iran et de ce qui s’est passé durant le stage, pour lui le peuple a raison de réagir aux malheurs d’une chose qui lui appartient : «L’EN a joué 4 matches, elle a gagné 2 fait un match nul et perdu une rencontre, personne n’aime que l’équipe perde, mais dans le foot ou on gagne, on perd ou on fait match nul, c’est ça le football et le sport, ceci dit quand on voit la position de l’opinion publique, je dirais qu’elle est légitime, c’est une preuve de l’amour que porte le peuple au football et à l’EN», conclut-il.


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