EN: Belamri mieux que Bensebaini et Mandi ?

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Depuis la coupe du monde 2014, on a beau parler du chantier de la défense, que ce soit avec Gourcuff ou tous ceux qui sont venus après, un épineux problème ayant même poussé les observateurs à se demander si l’Algérie n’enfantait plus des défenseurs de la trempe de Guendouz et Korichi, ou Antar Yahia et Bougherra.

Il faut dire qu’avant même que Djamel Belmadi ne prenne les commandes techniques des Verts, le technicien franco-algérien était conscient que l’arrière-garde constituait pour lui un chantier ouvert qu’il devra régler et rapidement.

En quatre matchs, la défense algérienne, version Belmadi, a encaissé trois buts, tous les trois à l’extérieur. La seule fois où la cage des Verts est restée vierge, fut contre le Bénin à Blida.

Il fallait d’ailleurs remonter dans le temps pour trouver trace à un tel exploit. Il y a lieu de noter dans ce registre, qu’avec Belmadi, la charnière centrale de la défense a connu une certaine stabilité.

La paire Tahrat-Bensebaïni, a été alignée lors de trois rencontres de rang. Pour le précédent match à Lomé, Belmadi a été contraint de faire appel à Benlamri afin de reconvertir Bensebaïni comme arrière gauche, après le forfait de Farès à cause d’une blessure. Il faut dire qu’avec la copie qu’il a rendue face au Togo, et ce, pour sa première titularisation officielle avec les Fennecs, Benlamri, le joueur d’Al Chabab en Arabie Saoudite, a tout simplement relancé la concurrence au sein de l’axe central de la défense.

Même l’entraîneur national n’a pas tari d’éloges sur lui : «Je ne sais pas si vous le suivez en Arabie Saoudite, mais moi je le suis bien, car c’est un championnat proche du mien, je sais qu’il y a de la qualité là-bas, je sais par exemple qu’il a eu un match récemment contre le Hilal, il a quasiment été le joueur du match, avec en face de lui, comme adversaire direct, Gomis de l’OM, Eduardo qui a joué à Nice et Omar Abderrahmane, un joueur émirati très fort, et à lui seul il a maîtrisé la défense de son équipe, il m’avait aussi laissé une bonne impression sur les différents entraînements qu’on a pu avoir sur les matches précédents», a déclaré le coach national au sujet du défenseur formé au NAHD.

Et d’ajouter, comme pour confirmer que Benlamri a gagné des points : «Je ne vais pas aller jusqu’à dire qu’il a été très important, mais très sincèrement il a été très courageux, c’est quelqu’un qui a beaucoup d’envie, car pour rejoindre l’équipe nationale d’Algérie il faut avoir un supplément d’âme, jouer pour son pays, et on n’est pas n’importe quel pays, on est une grande nation, ça ne suffit pas de jouer comme en club, c’est un peu la réflexion que j’ai eue après le match contre le Bénin et mes choix aujourd’hui ont été dictés un peu par ça».

Voilà donc qui devrait galvaniser davantage Benlamri, bien parti pour pousser Belmadi à sacrifier Tahrat, Bensebaïni ou Mandi. Ce dernier, titulaire à part entière depuis quelques années, se trouvait déjà en position de faiblesse devant la paire Tahrat-Bensebaïni, et ce, avant même l’émergence de Benlamri.


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