Alcaraz: « L’Algérie, le plus grand défi de ma carrière »

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Conscient de la difficulté de la tâche qui l’attend en prenant les rennes de la sélection algérienne, le technicien espagnol Lucas Alcaraz a tenu sa première conférence de presse ce matin au centre technique national de Sidi Moussa. Un premier contact avec son nouvel environnement où il a tenu un discours franc et direct sur sa mission exaltante qui l’attend en Algérie. Voici les premiers mots d’Alcaraz !

Motivé, passionné et déterminé, Lucas Alcaraz s’est exprimé devant une assistance assez nombreuse pour couvrir la première sortie médiatique du nouveau sélectionneur des Verts. S’excusant d’emblée de ne pas encore s’exprimer en français, l’ancien entraineur de Grenade a expliqué qu’il allait bientôt prendre des cours de langue pour mieux communiquer avec son environnement à l’avenir puisqu’il espère s’inscrire dans un projet à long terme avec l’Algérie.

«J’aurai un prof en Algérie et un autre en Espagne pour apprendre le français»

« Je vais apprendre le français. J’aurai un professeur en Algérie et un autre en Espagne pour apprendre rapidement la langue française. Mais je ne pense pas que la langue soit un problème pour communiquer avec les joueurs. Vous savez, j’ai déjà entraîné des équipes avec 16 nationalités différentes. Avec mon staff, nous allons nous baser sur la communication visuelle pour mieux faire passer le message. Je vais également essayer de parler l’arabe, mais je ne promet rien » a-t-il expliqué tout en précisant qu’il compte travailler sur du long terme.

« J’espère rester longtemps en Algérie »

Contrairement à ses prédécesseurs Gourcuff, Rajevac ou Leekens qui ont connu un passage éphémère a la tête de la sélection algérienne, le technicien espagnol entend rester le plus longtemps possible en Algérie. « J’ai signé un contrat de deux ans avec comme objectif la qualification à la CAN 2019 et une place dans les demi-finales de cette épreuve. La situation actuelle de la sélection algérienne est mauvaise. Nous allons lutter pour gagner tous les matches, en mettant de l’envie et du professionnalisme. Nous avons envie de tout faire pour aller au Mondial. Nous allons jouer chaque match pour le gagner », a expliqué Alcaraz sans trop s’étaler sur les chances de l’EN dans les éliminatoires de la Coupe du Monde 2018 en Russie. «Entraîner l’équipe d’Algérie est un défi personnel, c’est le plus grand défi de ma carrière. On ne vient pas pour un match et repartir, on va travailler sur place et tout faire pour atteindre les objectifs qui nous ont été fixés. J’ai eu la chance d’entraîner des joueurs algériens et africains. Je n’ai aucune appréhension. Je vais m’informer au maximum sur le football algérien et africain »

«On va regrouper les joueurs locaux tout les mois»

Concernant sa méthode de travail, le technicien espagnol promet un travail efficace sur le terrain. «On ne vient pas imposer notre façon de faire, on veut intégrer nos idées. Nous allons travailler en collaboration avec les techniciens algériens. On va aller vers les clubs pour s’informer sur les joueurs, pas seulement techniquement, mais aussi sur leur personnalité» explique Lucas Alcaraz qui compte regrouper les joueurs locaux tout les mois à Sidi Moussa. «D’ici la prochaine date FIFA, on saura tout sur les joueurs. Mais je tiens à préciser une chose, On ne va pas attendre les dates FIFA, on va regrouper les locaux tout les mois.»

« Je ne suis ni dur ni mou, je suis rigoureux et exigeant »

Interrogé sur son profil, Lucas Alcaraz a expliqué qu’il était avant tout rigoureux. «Chaque football à ses spécificités. On va apporter notre touche tout en apprenant du foot algérien. Je ne suis pas un entraîneur dur, mais je ne suis pas non plus mou. Je suis rigoureux. Je donne et j’exige.» a expliqué le nouveau sélectionneur conscient que son nom a été la cible de critique de la part d’un public algérien qui s’attendait à un nom plus ronflant. «Ça fait 25 ans que j’exerce mon métier d’entraîneur. J’ai 15 ans dans le haut niveau et plus de 800 matchs disputés. Je respecte les critiques.»

« Je n’ai pas contacté Brahimi pour avoir des informations »

Interrogé sur sa relation avec ses anciens joueurs Hassan Yebda ou Yacine Brahimi qu’il a dirigé à Grenade lors de la saison 2013/2014, le nouveau sélectionneur a nié tout contact avec ces derniers avant de donner son accord pour prendre en main la sélection. « Je n’ai pas contacté Brahimi pour avoir des informations sur la sélection. Ce n’est pas correct de le faire », a-t-il affirmé, tout en expliquant par ailleurs qu’il effectuera avec son staff technique un travail spécial sur le plan psychologique après la débâcle de la CAN 2017. « La sélection algérienne est composée de joueurs brillants qui sortent toutefois d’une grosse déception. Il faudra leur remonter le moral. Avant le premier stage, nous allons travailler dans trois voies différentes, à savoir analyser les matches de la sélection, discuter avec les joueurs et visionner les matches de nos prochains adversaires», a expliqué le coach de 50 ans qui se rendra, dès ce vendredi à Oran, pour assister au match de championnat entre le MC Oran et le MC Alger.

« Mes deux assistants algériens seront choisis par la FAF »

S’agissant de la composante de son staff technique, Alcaraz a fait savoir qu’il aura, en plus de ses deux assistants espagnols, « deux autres assistants algériens » : un adjoint et un entraîneur des gardiens de but que la FAF va elle même choisir. « La FAF connaît mieux les techniciens locaux. Le mieux donc c’est que ce soit elle qui choisisse l’adjoint algérien et l’entraîneur des gardiens qui m’accompagneront dans ma mission ». Selon nos informations Kheireddine Madoui (ESS) pourrait être l’adjoint local alors que Hakim Sebaa (ex-ESS et JSMB) pourrait être désigné entraineur des gardiens d’autant qu’il dispose d’un diplôme de la Fédération espagnole. Dans le même registre, la FAF réfléchit à l’option de renforcer le staff avec la présence d’un coordinateur entre les joueurs et le sélectionneur comme le faisait Yazid Mansouri. Le nom de Anthar Yahia est avancé mais ce dernier, sous contrat avec l’US Orléans, espère davantage un rôle plus prestigieux de manager général qu’occupe déjà Hakim Meddane. Cette option pourrait donc finalement rapidement tomber à l’eau.

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