Violence dans les stades: Silence de la FAF et des clubs

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Le football algérien replonge dans une nouvelle spirale de violence. Un week-end particulièrement violent a marqué, en effet, le ballon rond national avec des scènes d’une rare violence qui l’auront éclaboussé.

A Constantine et à Oran, les amoureux du football local ont eu droit à des images désolantes, voire choquantes d’accrochages entre les supporters et le service d’ordre. Des incidents qui nous rappellent les années noires de notre football pendant les années 1990. Pis, les joueurs ont apporté leur ‘’triste contribution’’ à l’exacerbation du climat. Des joueurs, pourtant grassement payés en centaines de millions de centimes mensuellement, se mettent à se bagarrer ajoutant, dangereusement, de l’huile sur le feu. Le décor est tristement planté pour une fin de saison à grands risques de dérapages. Chez les différentes structures chargées de la promotion et du développement de la discipline, c’est le grand mutisme. Un silence coupable, saurions-nous dire. Est-il concevable que la Fédération algérienne de football (FAF) ne réagisse pas à des dérapages si dangereux ? Au moment où l’opinion publique et les observateurs ne cessent de dénoncer, à travers les médias, cette flambée brusque de la violence dans nos enceintes sportives. La FAF n’a nullement branché pour s’exprimer sur ces incidents. Point de réaction. Dans pareilles circonstances, et comme le veulent et l’exigent la logique et le bon sens, l’instance de Kheireddine Zetchi aurait dû rendre public un communiqué pour dénoncer ce qui s’est passé au stade Chahid Hamlaoui de Constantine et celui d’Ahmed Zabana d’Oran. Les fortes pluies et le froid qui affectaient hier le pays ont servi, visiblement, d’hibernation pour les locataires de la maison de Dely Ibrahim se contentant de suivre, silencieux, les dérapages enregistrés. S’agit-il d’un simple manque de réflexe chez les ‘’cadres fafiens’’ ? Ou bien s’agit-il d’une défaillance de compétence chez les mêmes responsables ? Une nouvelle carence à mettre sur le ‘’dos’’ de Kheireddine Zetchi et son Bureau Fédéral. Il ne suffit pas d’attendre les sanctions de la commission de discipline pour réagir, car la FAF se doit de fonctionner en organisme de régulation à travers les différentes méthodes modernes de communication. Les clubs sont également à condamner. La JS Kabylie, qualifiée pour la 11e fois à la finale de la coupe d’Algérie, s’est contentée de célébrer son exploit. Ses responsables n’ont, à aucun moment, stigmatisé ce qui s’est passé au stade de Constantine. Leurs homologues du MC Alger n’ont pas fait mieux. Ils ont axé leurs réactions sur la ‘’hogra’’ dont auraient été victimes leurs supporters sans pour autant condamner les violences. Même cas de figure à Oran. El-Bahia avait totalement perdu sa ‘’beauté’’ laissant la place à un tableau terne dû à la mauvaise réaction des supporters du MCO, déchaînés après le deuxième but encaissé par leur équipe favorite contre le CRB. L’arbitre décide d’arrêter la partie à la 78e minute. Point de réaction des responsables du MCO ou ceux du CRB pour condamner les violences et appelaient, du même coup, au calme. Les responsables du football adoptent visiblement la politique de l’autruche évitant ainsi de s’attirer les foudres du public. Lamentable.


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